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Le thème de Atlas Shrugged (la Révolte d'Atlas, littéralement : "Atlas haussa les épaules" - pour faire tomber le monde qu'il portait sur ses épaules) met en avant la pensée rationnelle et indépendante comme moteur du monde (d'après l'auteur elle-même : "le rôle de l'esprit humain dans la société"). Dans ce livre, les "hommes de l'esprit" (scientifiques indépendants, entrepreneurs honnêtes, artistes individualistes, travailleurs consciencieux) disparaissent mystérieusement, provoquant crises et catastrophes. Celui qui les entraîne dans cette "grève", dans ce retrait à l'écart d'une société de plus en plus collectivisée et réglementée, est John Galt, héros randien type, à la fois entrepreneur, philosophe et grand savant, qui a inventé un nouveau moteur extraordinaire, mais a refusé de le développer (on raconte que sa référence implicite était Nikola Tesla, grand savant serbe de Croatie et grand entrepreneur aux Etats-Unis, promoteur du courant alternatif). En l'absence de ceux qui supportent le monde (tel le légendaire titan grec Atlas), la société s'écroule.
Le morceau de bravoure du roman est le long discours de John Galt (plusieurs dizaines de pages) dans lequel il explique le sens de son combat.
Pour certains, la lecture d' Atlas Shrugged a été une révélation intellectuelle, qui leur a permis de comprendre les ravages de la démocratie socialeinterventionniste, de même que l'Archipel du Goulag de Soljénitsyne à l'égard du communisme.
La plupart des libéraux ont été les plus farouches opposants au colonialisme, tandis que son principal soutien était formé par les partis socialistes et plus généralement la gauche (des saint-simoniens à Jules Ferry).
Néanmoins, l'unanimité libérale anti-impérialiste doit être nuancée, notamment en France : si Frédéric Bastiat a dénoncé l'ineptie que représentait toute politique coloniale, ce n'est pas le cas d'un Tocqueville, qui a même prôné une politique agressive contre les Algériens qui résistaient à l'occupation française. Plus tard, un libéral comme Paul Leroy-Beaulieu défendra également le colonialisme.
En revanche, outre-Manche, les libéraux anticolonialistes, de Richard Cobden à Herbert Spencer, feront bloc contre l'expansionnisme de l'Empire britannique. Au XXe siècle, leur combat anti-impérialiste sera vigoureusement repris par les libertariens, notamment Murray Rothbard.