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Jim Powell

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Jim Powell
Historien

Dates 1944 -
Tendance Libéral classique
Nationalité États-Unis États-Unis
Articles internes Autres articles sur Jim Powell

Citation
Interwikis sur Jim Powell

Jim Powell, né en 1944, est un historien, chercheur associé au Cato Institute et ancien rédacteur en chef du "Laissez-faire Books".

Les Sentinelles de la Liberté : 65 Portraits Inspirateurs à Travers l'Histoire

Dans son livre écrit en 2000, Le triomphe de la liberté, Jim Powell a réalisé 65 profils biographiques[1] lapidaires et vifs. Il retrace la lutte pour la liberté contre l'oppression, de l'égalité devant le Droit, pour la paix, pour la justice sociale, pour la tolérance de la pensée et de l'expression, et de l'individualité. Parmi les diverses figures historiques, il présente Erasme, Thomas Jefferson, Benjamin Franklin, John Locke, H. L. Mencken. Il met en avant aussi des passionnés de la liberté qui méritent d'être encore mieux connus comme John Lilburne, un pamphlétaire anglais qui s'attaquait aux impôts et à la censure; Hugo Grotius, un philosophe pacifiste néerlandais et père du droit naturel, Lysander Spooner, un franc-tireur du 19e siècle, adversaire libertarien américain de la conscription militaire et contre l'intrusion de l'Etat dans la vie privée des individus. Jim Powell inclut des leaders d'inspiration libérale défenseurs des opprimés comme Raoul Wallenberg, Martin Luther King, Frederick Douglass, et les abolitionnistes comme William Lloyd Garrison ou Elizabeth Cady Stanton. Parmi ses personnages éclectiques de cette galerie de portraits bigarrés, on retrouve le psychiatre Thomas Szasz, adversaire de la responsabilité involontaire des malades mentaux, et la romancière et philosophe anti-collectiviste, Ayn Rand. De façon originale, curieuse et intéressante, la liste s'allonge avec des créateurs dont les œuvres encensent et propagent les idéaux de la liberté : l'auteur de science fiction, Robert A. Heinlein; le romancier Louis L'Amour, l'auteur d'opéra-comique, William S. Gilbert, plus d'autres auteurs littéraires (Friedrich Schiller, Victor Hugo, François Rabelais), de peintres (Goya) et de musiciens (Ludwig van Beethoven).

La Guerre de Wilson et les Conséquences Inattendues de l'Intervention Étatique

Dans un autre livre, écrit en 2005, La guerre de Wilson, Jim Powell se livre à une interprétation de l'histoire politique. Pour lui, les pires des maux que l'humanité ait connus, le communisme et le nazisme, ont été les conséquences involontaires de la décision du Président américain Woodrow Wilson de participer à la Première Guerre mondiale aux côtés des Alliés. L'intervention de Wilson a permis aux Alliés de vaincre l'Allemagne et d'imposer un règlement de paix très punitif qui a rendu les Allemands amers et antidémocratiques, et qui a facilité la montée d'Hitler. Pour Jim Powell, l'Empire allemand victorieux (en bon américain, il attribue aux Etats-Unis la victoire de 1918) aurait disparu sous son propre poids, et Hitler ou Staline seraient restés des inconnus au lieu d'avoir eu la possibilité de commettre des atrocités humaines[2]. L'intervention de l'Etat peut avoir des conséquences imprévues et cet exemple est n'est nulle part plus vrai que dans la politique étrangère de Woodrow Wilson si l'on suit l'interprétation de l'auteur.

De la Pauvreté à la Prospérité : L'Entrepreneuriat comme Moteur du Développement Économique selon Benjamin Powell

"Making Poor Nations Rich: Entrepreneurship and the Process of Economic Development" de Benjamin Powell est une exploration approfondie du rôle crucial que joue l'entrepreneuriat dans la stimulation de la croissance économique et du développement. Le livre combine de manière efficace des aperçus théoriques avec des études de cas historiques pour présenter un argument convaincant en faveur de l'importance des institutions favorisant l'entrepreneuriat productif.

L'auteur commence par présenter quatre essais théoriques qui soulignent l'idée que le moteur de la croissance économique réside non pas dans des améliorations des inputs, mais dans la création d'un environnement propice aux activités entrepreneuriales. Powell soutient que les institutions jouent un rôle crucial dans la détermination de la direction que prend l'entrepreneuriat, que ce soit vers des activités améliorant la productivité du capital et générant la prospérité, ou vers des entreprises moins productives telles que la conquête et les sinécures bureaucratiques.

Une observation notable et contre-intuitive mise en avant dans le livre est que les pays jouissant de la plus grande liberté économique connaissent souvent un taux de défaillance commerciale plus élevé. Cette observation remet en question les notions conventionnelles et souligne la nature essentielle du capitalisme en tant que système impliquant à la fois le profit et la perte.

Les chapitres suivants explorent des études de cas de pays qui n'ont pas réussi à se développer en raison d'un manque d'institutions favorisant l'entrepreneuriat productif. La diversité des cultures et des situations discutées approfondit les conclusions. Par exemple, l'examen de l'Afrique par George Ayittey illustre comment les choix post-indépendance, notamment le rejet du capitalisme, ont conduit à une croissance négative. L'auteur dresse un tableau vivant du pouvoir politique comme porte d'entrée vers la richesse en Afrique, entraînant un entrepreneuriat destructeur et une pauvreté généralisée.

D'autres chapitres explorent les défis auxquels sont confrontés les pays d'Amérique latine, la Roumanie confrontée aux héritages communistes, et même la Suède, souvent admirée pour son État providence avancé. Le cas suédois révèle comment des impôts élevés, des régulations strictes du marché du travail et un filet de sécurité opulent peuvent étouffer l'entrepreneuriat, remettant en question les idées préconçues sur le succès des États providence.

Dans l'ensemble, "Making Poor Nations Rich" offre une analyse stimulante qui souligne le rôle critique des institutions dans la formation des activités entrepreneuriales et la stimulation du développement économique. Il remet en question les croyances traditionnelles et offre des perspectives précieuses aux décideurs et aux économistes, en en faisant une lecture recommandée pour ceux qui s'intéressent à comprendre les dynamiques de la croissance économique dans les nations en développement.

Informations complémentaires

Notes et références

  1. Mary Wollstonecraft (1759-1797), Roger Williams (1603-1688), Booker T. Washington (1856-1915), Raoul Wallenberg (1912_ ?), Mark Twain (1835-1910), Jacques Turgot (1727-1781), Alexis de Tocqueville (1805-1859), Henry Thoreau (1817-1862), Margaret Thatcher (1925-2013), Thomas Szasz (1920-2012), William Graham Sumner (1840-1910), George Stigler (1911]-1991), Elizabeth Cady Stanton (1815-1902), Lysander Spooner (1808-1887), Herbert Spencer (1820-1903), Adam Smith (1723-1790), Samuel Smiles (1812-1904), Algernon Sidney (1622-1683), Friedrich Schiller (1759-1805), Murray Rothbard (1926-1995), Ronald Reagan (1911-2004), Leonard Read (1898-1983), Anthony Fisher (1915-1988), Edward Crane (1944-), Ayn Rand (1905-1982), François Rabelais (vers 1490-1553), William Penn (1644-1718), Thomas Paine (1737-1809), Daniel O'Connell (1775-1847), Albert Jay Nock (1870-1945), Maria Montessori (1870-1952), Montesquieu (1689-1755), Ludwig von Mises (1881-1973), John Stuart Mill (1806-1873), H. L. Mencken (1880-1956), James Madison (1751-1836), Thomas B. Macaulay (1800-1859), John Locke (1632-1704), John Lilburne (1614?– 1657), Rose Wilder Lane (1887-1968), Louis L'Amour (1908-1988), Lafayette (1757-1834), Martin Luther King (1929-1968), Thomas Jefferson (1743-1826), Victor Hugo (1802-1885), Robert Heinlein (1907-1988), Friedrich Hayek (1899-1992), Hugo Grotius (1583-1645), Francisco Goya (1746-1828), William Ewart Gladstone (1809-1898), William S. Gilbert (1836-1911), William Lloyd Garrison (1805-1879), Milton Friedman (1912-2006), Benjamin Franklin (1706-1790), Charles James Fox (1749-1806), Desiderius Erasmus (1469?-1536), Frederick Douglass (1818-1895), Benjamin Constant (1767-1830), Edward Coke (1552-1634), Richard Cobden (1804-1865), Marcus Tullius Cicero (- 106 - - 43), James M. Buchanan (1919-2013), Ludwig van Beethoven (1770-1827), Frédéric Bastiat (1801-1850), Samuel Adams (1722-1803), Lord Acton (1834-1902)
  2. Jim Powell, malheureusement, ne montre pas que l'intervention américaine a permis de sauver de nombreuses vies humaines et d'interrompre un génocide programmé

Publications

  • 1989, "The Gnomes of Tokyo: The Positive Impact of Foreign Investment in America", New York: AmacomBooks
  • 2005, Wilson’s War: How Woodrow Wilson’s Great Blunder Led to Hitler, Lenin, Stalin & World War II, New York: Crown Forum

Littérature secondaire

Archives Vidéos

  • Discours de Jim Powell sur son livre, "Le triomphe de la liberté : Une histoire de l'an 2000 racontée à travers les vies des plus grands champions de la Liberté", publié par Free Press.
  • Intervention de Jim Powell comparant et contrastant la politique économique du gouvernement fédéral pour stabiliser les marchés financiers et les banques pendant la Grande Dépression avec les politiques fédérales utilisées en 2008-2009 pour stabiliser les marchés et les banques.
  • Jim Powell parle de son livre, Bully Boy: La vérité sur le legs de Théodore Roosevelt, où il critique le Président Roosevelt en raison des conséquences de ses actes.



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