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Différences entre les versions de « Science »

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Un phénomène qui est apparu au XXe siècle est une très forte étatisation de la science. Les hommes de l’État se sont rendus compte des bénéfices qu'ils pouvaient tirer d'une [[nationalisation]] de la recherche scientifique et d'une fonctionnarisation des chercheurs et des hommes de science : retombées militaires, enrichissement du pays via la [[propriété intellectuelle]], justification "scientifique" de l'[[interventionnisme]] étatique sous prétexte d'[[écologie]] ou de santé publique, etc. Les justifications classiques de cette étatisation sont le prétendu "[[intérêt général]]", les économies d'échelle, l'affirmation que le privé ne peut mener de la recherche fondamentale, etc.
Un phénomène qui est apparu au XXe siècle est une très forte étatisation de la science. Les hommes de l’État se sont rendus compte des bénéfices qu'ils pouvaient tirer d'une [[nationalisation]] de la recherche scientifique et d'une fonctionnarisation des chercheurs et des hommes de science : retombées militaires, enrichissement du pays via la [[propriété intellectuelle]], justification "scientifique" de l'[[interventionnisme]] étatique sous prétexte d'[[écologie]] ou de santé publique, etc. Les justifications classiques de cette étatisation sont le prétendu "[[intérêt général]]", les économies d'échelle, l'affirmation que le privé ne peut mener de la recherche fondamentale, etc.


Une conséquence négative de ce fait, outre le gâchis propre à la [[bureaucratie]] et à l'inertie administrative, est la stagnation du progrès scientifique : les scientifiques, comme tous les autres citoyens, sont à la recherche de rentes, alors même que les résultats de leurs recherches ne sont jamais examinés ni remis en question, puisqu'il n'y a pas d'exigence de rentabilité en contrepartie des budgets alloués. On voit apparaître des projets internationaux à très gros budget qui n'ont d'autre but que de donner du travail aux scientifiques (par exemple le projet ITER de réacteur nucléaire à fusion) et des théories scientifiques qui ne sont jamais confirmées ni confirmables par l'expérience ([[réchauffement climatique]], théorie des cordes en physique) mais qui font très bien vivre une "recherche" subventionnée déconnectée de l'économie :
Une conséquence négative de ce fait, outre le gâchis propre à la [[bureaucratie]] et à l'inertie administrative, est la stagnation du progrès scientifique : les scientifiques, comme tous les autres citoyens, sont à la recherche de rentes, alors même que les résultats de leurs recherches ne sont jamais examinés ni remis en question, puisqu'il n'y a pas d'exigence de rentabilité en contrepartie des budgets alloués. On voit apparaître des projets internationaux à très gros budget qui n'ont d'autre but que de donner du travail aux scientifiques (par exemple le projet ITER de réacteur nucléaire à fusion, dont le coût se chiffre en milliards et dont la finalité est douteuse) et des théories scientifiques qui ne sont jamais confirmées ni confirmables par l'expérience ([[réchauffement climatique]], théorie des cordes en physique) mais qui font très bien vivre une "recherche" subventionnée déconnectée de l'économie :
:Les conséquences de la gestion politique de la recherche sont les suivantes : de nombreuses recherches effectuées à moitié mais jamais finalisées, jamais rendues utiles au public ; d'autres recherches recevant des crédits monstres sans rapport avec leur utilité ; encore d'autres recherches non financées ; l'allocation des fonds selon le principe du népotisme, c'est-à-dire des travaux confiés aux personnes selon leurs relations personnelles plutôt que leur mérite ; l'isolation des chercheurs vis-à-vis des autres chercheurs, des industriels, du public ; une démotivation générale des chercheurs ; la déresponsabilisation complète du public qui n'a plus son mot à dire dans la répartition des fonds (les questions qualitatives de répartition n'étant jamais un enjeu électoral). Ce sont là les désagréments liés au monopole politique, qui peuvent se résumer en ces mots : injustice, spoliation, déresponsabilisation, inefficacité. ([[Faré]], [http://fare.tunes.org/liberalisme/raisonnement_economique.html Raisonnement économique contre sophismes comptables - Le cas de la recherche « publique »])
:Les conséquences de la gestion politique de la recherche sont les suivantes : de nombreuses recherches effectuées à moitié mais jamais finalisées, jamais rendues utiles au public ; d'autres recherches recevant des crédits monstres sans rapport avec leur utilité ; encore d'autres recherches non financées ; l'allocation des fonds selon le principe du népotisme, c'est-à-dire des travaux confiés aux personnes selon leurs relations personnelles plutôt que leur mérite ; l'isolation des chercheurs vis-à-vis des autres chercheurs, des industriels, du public ; une démotivation générale des chercheurs ; la déresponsabilisation complète du public qui n'a plus son mot à dire dans la répartition des fonds (les questions qualitatives de répartition n'étant jamais un enjeu électoral). Ce sont là les désagréments liés au monopole politique, qui peuvent se résumer en ces mots : injustice, spoliation, déresponsabilisation, inefficacité. ([[Faré]], [http://fare.tunes.org/liberalisme/raisonnement_economique.html Raisonnement économique contre sophismes comptables - Le cas de la recherche « publique »])



Version du 16 janvier 2012 à 14:42

La science (latin scientia, connaissance) est "ce que l'on sait pour l'avoir appris, ce que l'on tient pour vrai au sens large ; c'est l'ensemble de connaissances, d'études d'une valeur universelle, caractérisées par un objet (domaine) et une méthode déterminés, et fondées sur des relations objectives vérifiables [sens restreint]".

L'école autrichienne d'économie s'occupe des sciences suivantes :

Une pseudo-science est une démarche prétendument scientifique (ou utilisant le langage de la science) mais qui ne respecte pas les canons de la méthode scientifique, dont le principe de réfutabilité : les affirmations des pseudo-sciences sont fermées à toute contradiction, elles ne peuvent être contredites par l'observation ou l'expérience. Ainsi le marxisme, "socialisme scientifique", masque son idéologie sous les oripeaux de la science.

Science et étatisme

Un phénomène qui est apparu au XXe siècle est une très forte étatisation de la science. Les hommes de l’État se sont rendus compte des bénéfices qu'ils pouvaient tirer d'une nationalisation de la recherche scientifique et d'une fonctionnarisation des chercheurs et des hommes de science : retombées militaires, enrichissement du pays via la propriété intellectuelle, justification "scientifique" de l'interventionnisme étatique sous prétexte d'écologie ou de santé publique, etc. Les justifications classiques de cette étatisation sont le prétendu "intérêt général", les économies d'échelle, l'affirmation que le privé ne peut mener de la recherche fondamentale, etc.

Une conséquence négative de ce fait, outre le gâchis propre à la bureaucratie et à l'inertie administrative, est la stagnation du progrès scientifique : les scientifiques, comme tous les autres citoyens, sont à la recherche de rentes, alors même que les résultats de leurs recherches ne sont jamais examinés ni remis en question, puisqu'il n'y a pas d'exigence de rentabilité en contrepartie des budgets alloués. On voit apparaître des projets internationaux à très gros budget qui n'ont d'autre but que de donner du travail aux scientifiques (par exemple le projet ITER de réacteur nucléaire à fusion, dont le coût se chiffre en milliards et dont la finalité est douteuse) et des théories scientifiques qui ne sont jamais confirmées ni confirmables par l'expérience (réchauffement climatique, théorie des cordes en physique) mais qui font très bien vivre une "recherche" subventionnée déconnectée de l'économie :

Les conséquences de la gestion politique de la recherche sont les suivantes : de nombreuses recherches effectuées à moitié mais jamais finalisées, jamais rendues utiles au public ; d'autres recherches recevant des crédits monstres sans rapport avec leur utilité ; encore d'autres recherches non financées ; l'allocation des fonds selon le principe du népotisme, c'est-à-dire des travaux confiés aux personnes selon leurs relations personnelles plutôt que leur mérite ; l'isolation des chercheurs vis-à-vis des autres chercheurs, des industriels, du public ; une démotivation générale des chercheurs ; la déresponsabilisation complète du public qui n'a plus son mot à dire dans la répartition des fonds (les questions qualitatives de répartition n'étant jamais un enjeu électoral). Ce sont là les désagréments liés au monopole politique, qui peuvent se résumer en ces mots : injustice, spoliation, déresponsabilisation, inefficacité. (Faré, Raisonnement économique contre sophismes comptables - Le cas de la recherche « publique »)

Un universitaire donne ainsi sa vision de l'enseignement universitaire et de la recherche en France :

L'ensemble du système repose sur deux critères : le mensonge et le mal. Le mensonge généralisé est devenu assez visible. Les universitaires ont coutume de mentir, non seulement aux candidats qu'ils font semblant d'encourager, cela peut-être mis sur le compte d'une lâcheté naturelle, mais également entre eux : un tel promet qu'il votera dans les commissions de spécialistes pour le candidat d'un collègue, puis au dernier moment, le vote change sans que l'intérêt de ce changement soit évident. Mais les universitaires mentent aussi à leurs propres collègues sur leur propre activité, peut-être se mentent-ils aussi à eux-mêmes. Combien rencontrons-nous d'universitaires prétendant être harassés et mal payés pour leur dur labeur ? Combien en rencontrons-nous qui se plaignent des difficultés matérielles pour mener à bien leurs recherches ? La grande majorité des universitaires a choisi ce métier pour en faire le moins possible, pour bénéficier d'une rente de situation. Les moins fainéants sont finalement ceux qui ont choisi un deuxième métier : un tel vend des tracteurs pour compléter ses émoluments, un autre a monté une petite entreprise de "conseil... en entreprises". Ainsi, les enseignants font semblant d'enseigner, les chercheurs de chercher et les étudiants d'étudier : mais au bout du compte le niveau est désastreux, tant en ce qui concerne la recherche qu'en ce qui concerne l'enseignement et le niveau des étudiants. (René Teboul, [1])

Voir aussi

Citations

  • La science ne marche pas au consensus, elle avance en faisant des prédictions et en les confirmant. La science n'est pas démocratique : il n'y a qu'un seul bulletin de vote, celui de Mère Nature, et les résultats ne sont pas contestables devant les tribunaux. (Eric Raymond)


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