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Jean-Luc Mélenchon
| Jean-Luc Mélenchon | |||||
| Homme politique | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Dates | 1951- | ||||
| Tendance | Socialisme, antilibéralisme, extrême gauche | ||||
| Nationalité | |||||
| Articles internes | Autres articles sur Jean-Luc Mélenchon | ||||
| Citation | « Le libéralisme et l'écologie sont incompatibles[1] » « Le libéralisme, c'est moins de liberté[2] » | ||||
| Interwikis sur Jean-Luc Mélenchon | |||||
Jean-Luc Mélenchon, né le 19 août 1951 dans l'ancien Maroc français, est un homme politique français d'extrême gauche, héraut du socialisme dur dans le pays depuis la fin des années 2000, notamment depuis 2016 avec son parti La France insoumise (LFI). Il se présente trois fois à l'élection présidentielle : en 2012, en 2017 et en 2022. Son nombre d'électeurs croît jusqu'à le faire « troisième homme » de la présidentielle en 2022.
Exploitant particulièrement la cause climatique, les rapports controversés d'Oxfam sur les inégalités économiques et l'idée reçue selon laquelle la France serait gouvernée par des « néolibéraux », son discours, bien qu'assez peu novateur, séduit une part non négligeable de jeunes Français et contribue à la radicalisation antilibérale de nombre d'entre eux.
Biographie
Jean-Luc Mélenchon naît dans une famille pied-noir, à Tanger, dans l'ancien protectorat français du Maroc. Il revient en France, dans le Jura, en 1962, obtient une licence de lettres modernes et une licence de philosophie en 1972. Pendant ses études, il est très actif à l'UNEF et à l'Organisation communiste internationaliste (OCI), une organisation trotskiste à l'extrême gauche de l'échiquier politique. Dès 1968, il est en première ligne des mouvements étudiants dans la région, et dirige une section locale de l'OCI. Il est évincé du mouvement et rejoint rapidement le Parti socialiste (PS) en 1976.
Professionnellement, il travaille un an comme ouvrier avant de rejoindre l'Éducation nationale. Il devient enseignant en 1976. En 1978, suite à une rencontre avec le socialiste Claude Germon, il quitte le Jura et rejoint Massy, en région parisienne, où il est directeur de cabinet de Claude Germon, maire de Massy. Il monte rapidement les échelons de la fédération de l'Essonne (le département de Massy), dont il devient premier secrétaire en 1981 (jusqu'en 1986). Il se positionne alors comme un défenseur farouche de la laïcité.
En 1986, il est élu sénateur et se fait connaître comme un tenant de l'aile (très à) gauche du PS. Il dénonce régulièrement la « gauche molle ». En 1990, sa motion recueille 1,35 % des suffrages au congrès du Parti. En 1992, il vote en faveur du traité de Maastricht. En 1997, il se présente comme seul candidat face à François Hollande pour le poste de premier secrétaire du Parti socialiste et recueille 9 % des voix. Son courant au Parti, « gauche socialiste », recueille entre 7 % et 13 % des suffrages exprimés lors des congrès du Parti jusqu'à sa disparation en 2002. Il s'y marginalise de plus en plus, seul sénateur à voter contre le passage à l'euro en 1998. En 2000, il participe néanmoins au gouvernement Jospin, à l'enseignement professionnel. Il s'affirme à nouveau contre la majorité du parti en 2005, en faisant campagne contre le projet de Constitution européenne. De plus en plus radical, il acte bientôt le fait de quitter la gauche de gouvernement pour l'extrême gauche.
En 2009, il lance le Parti de gauche. Aux Européennes de 2009, il obtient 8 % des suffrages. La campagne présidentielle de 2012 qui suit lui offre un tremplin, avec une percée médiatique sur fond de positions outrancières, qui caractériseront son positionnement ultérieur, de même que celui de La France Insoumise. S'inscrivant dans une veine populiste, il publie un livre Qu'ils s'en aillent tous !. En 2012, il réussit à obtenir le soutien du Parti communiste français (PCF) pour la présidentielle. Il termine 4e avec 11 % des suffrages. Candidat dans la circonscription de Marine Le Pen pour les législatives qui suivent, il ne se qualifie pas pour le second tour. Débute alors une période d'opposition très à gauche contre la présidence Hollande, qui divise le camp de la gauche. En 2017, il arrive à nouveau en 4e place, avec un score qui a grimpé à 20 % des voix.
Depuis 2017, il incarne l'opposition d'extrême gauche à Emmanuel Macron, avec son parti La France Insoumise (LFI). Il se démarque à nouveau par son choix régulier de l'outrance et de l'opposition systématique, avec un programme fortement teinté d'étatisme et de communisme repackagé. En 2022, il réussit à s'imposer devant les autres candidats potentiels à gauche, et termine en troisième place de la présidentielle, avec 22 % des suffrages. Grâce à une « OPA » sur la gauche (union au sein de la NUPES), il réussit à obtenir plusieurs dizaines de députés LFI.
Son choix de l'opposition systématique et d'un positionnement toujours plus extrême à gauche l'isole. En octobre 2023, selon un sondage Odoxa, 62 % des Français ont une opinion négative de lui. Il est la personnalité politique la plus rejetée en France[3]. Néanmoins, la logique de vote communautariste, en particulier musulman antilibéral, permet à son parti de remporter en 2026 plusieurs villes détenues par la gauche et à la forte population d'origine étrangère.
Positions politiques
Le programme économique de Jean-Luc Mélenchon n'est largement qu'une resucée des programmes de la « gauche de la gauche » et de l'extrême gauche, avec retour de la retraite par répartition à 60 ans, planification, fiscalité confiscatoire. Il veut la construction de 200 000 logements sociaux par an.
Alors qu'il s'est longtemps positionné comme un défenseur ardent de la laïcité, il a largement évolué, adoptant dans les années 2010 et 2020 un positionnement largement critiqué pour son « islamogauchisme », terme politique qui désigne les compromissions d'une certaine gauche régressive avec l'islamisme. Les analystes parlent de « virage à 180 degrés »[4], largement motivé par le « clientélisme »[5],[6]. Premier à dénoncer l'« islamophobie », terme qu'il contestait encore en 2015[7], Jean-Luc Mélenchon est jugé par beaucoup comme sorti du « champ républicain » pour défendre des intérêts religieux[8]
D'un point de vue institutionnel, il réclame une Sixième République. Son respect de l’État de droit interroge : il appelle les membres de son parti à venir « défendre » le siège alors qu'une perquisition légale y est en cours[9]. Il tente physiquement et verbalement d'empêcher la perquisition en criant « La République, c'est moi ! », expression qui restera célèbre. Mis en examen pour « actes d'intimidation contre l'autorité judiciaire, rébellion et provocation », il est condamné à trois mois de prison avec sursis et 8000 euros d'amende[10]
Citations
- « Le libéralisme et l'écologie sont incompatibles[11] » (pour des pistes de réfutation, voir les articles Écologisme, Écosocialisme et Écologie de marché)
- « Le libéralisme, c'est moins de liberté[12] » (pour des pistes de réfutation, voir les articles Liberté, Libéralisme, Libéralisme économique et Liberté économique)
Bibliographie sur Mélenchon
- 2025, Olivier Pérou & Charlotte Belaïch, La Meute, Flammarion, Acheter en ligne
Notes et références
- ↑ https://www.youtube.com/watch?v=407rz29uIBM
- ↑ https://www.youtube.com/watch?v=Ju95Wj-gBTo
- ↑ Sondage : Jean-Luc Mélenchon devient la personnalité politique la plus rejetée avec 62 % d’opinions défavorables
- ↑ Laïcité: "Jean-Luc Mélenchon a fait un virage à 180° ces dernières années", pour Gilles Kepel (politologue spécialiste de l'islam contemporain), BFM TV
- ↑ LFI: La France islamo-gauchiste ?, Causeur, 20 mai 2022
- ↑ Accusés de complaisance avec l'islamisme politique, les Insoumis sur le gril
- ↑ https://www.leparisien.fr/politique/la-tres-nette-evolution-de-melenchon-sur-la-question-de-l-islamophobie-10-11-2019-8190327.php
- ↑ Jean-Luc Mélenchon et la laïcité, l’histoire secrète d’un revirement, Le Parisien, 28 octobre 2023
- ↑ Récit "La République, c'est moi !" : retour sur la perquisition du siège de La France insoumise qui vaut un procès à Jean-Luc Mélenchon, France Info, 19 septembre 2019
- ↑ Jean-Luc Mélenchon condamné à trois mois de prison avec sursis pour rébellion et provocation, Le Parisien, 9 décembre 2019
- ↑ https://www.youtube.com/watch?v=407rz29uIBM
- ↑ https://www.youtube.com/watch?v=Ju95Wj-gBTo
Voir aussi
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