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'''Leonard E. Read''', né le [[26 septembre]] [[1898]], décédé le [[14 mai]] [[1983]], était un entrepreneur intellectuel américain, qui a créé la [[Foundation for Economic Education]] (FEE) en mars [[1946]]. Il s'agit du premier [[think tank]] [[libertarien]] aux [[États-Unis]].
'''Leonard E. Read''', né le [[26 septembre]] [[1898]], décédé le [[14 mai]] [[1983]], était un entrepreneur intellectuel américain, qui a créé la [[Foundation for Economic Education]] (FEE) en mars [[1946]]. Il s'agit du premier [[think tank]] [[libertarien]] aux [[États-Unis]].


= La conversion aux idées libérales =
== La conversion aux idées libérales ==


Leonard Read fut convaincu des vertu du libéralisme suite à une longue discussion qu'il a eu avec un dirigeant d'entreprise, William C. Mullendore<ref>William C. Mullendore est une personne dont le rôle a été éminent dans le développement des idées libérales et libertariennes. C'était un dirigeant d'entreprise débordant d'énergie et arborait une foi inébranlable, contagieuse et radicale dans l'économie de marché sans entraves de l'État. Suite à une réunion fans ses bureaux, engagée par Leonard Read, qui venait le voir pour le convaincre de soutenir la politique du New Deal, William Mullendore a renversé les arguments de son interlocuteur et l'a finalement convaincu des bienfaits du libéralisme. Il va l'aider ensuite à créer l'influente [[Fondation pour l'éducation économique]].</ref>. Il décida alors de consacrer sa vie à défendre les idées libérales et à permettre à des étudiants de se former aux idées de la liberté. Le sol intellectuel rance nourrit une variété infinie d'erreurs socialistes, alors il rechercha les voies pour découvrir les bonnes pensées ouvrant la clé du salut à la liberté. En tant que président de la ''Chamber of Commerce'' de Los Angeles, il a combattu les politiques économiques marxistes et keynésiennes qui prévalaient alors, réfutant les accusations d'appauvrissement des travailleurs par la « bourgeoisie », et rejetant les arguments [[John Maynard Keynes|keynésiens]] selon lesquels le [[capitalisme]] est instable et génère un [[chômage]] de masse.
Leonard Read fut convaincu des vertu du libéralisme suite à une longue discussion avec un dirigeant d'entreprise, William C. Mullendore<ref>William C. Mullendore a joué un rôle éminent dans le développement des idées libérales et libertariennes. C'était un dirigeant d'entreprise débordant d'énergie et à la foi inébranlable, contagieuse et radicale pour l'économie de marché sans entraves de l'État. Suite à une réunion dans ses bureaux, initiée par Leonard Read, qui venait le voir pour le convaincre de soutenir la politique du New Deal, William Mullendore a renversé les arguments de son interlocuteur et l'a finalement convaincu des bienfaits du libéralisme. Il va l'aider ensuite à créer l'influente [[Fondation pour l'éducation économique]].</ref>. Il décida alors de consacrer sa vie à défendre les idées libérales et permettre à des étudiants de se former aux idées de la liberté. Le terrea intellectuel nourrit une variété infinie d'erreurs socialistes, alors il a recherché les voies pour découvrir les bonnes pensées ouvrant la clé du salut vers la liberté. En tant que président de la Chambre du Commerce de Los Angeles, il a combattu les politiques économiques marxistes et keynésiennes qui prévalaient alors, réfutant les accusations d'appauvrissement des travailleurs par la « bourgeoisie », et rejetant les arguments [[John Maynard Keynes|keynésiens]] selon lesquels le [[capitalisme]] est instable et génère un [[chômage]] de masse.


Il est l'auteur de vingt-sept ouvrages. Son texte le plus célèbre est ''Moi, le crayon'' (''I, pencil''), publié en [[1958]], illustration de la métaphore de la [[main invisible]] : des millions de personnes participent à la création d'un simple crayon ([[division du travail]]), et aucune ne serait capable de le fabriquer à elle seule.
Il est l'auteur de vingt-sept ouvrages. Son texte le plus célèbre est ''Moi, le crayon'' (''I, pencil''), publié en [[1958]], illustration de la métaphore de la [[main invisible]] : des millions de personnes participent à la création d'un simple crayon ([[division du travail]]), aucune ne serait capable de le fabriquer à elle seule.


Dans son article "The mass man" écrit en [[1959]] dans le numéro de juin de la revue [[The Freeman]], Leonard Read fait la distinction entre le marché de masse pour les produits de base et le marché des idées. La vente de produits de base : les voitures, les montres, les savons, les flocons de maïs, les cosmétiques, etc. a atteint un volume de masse ce qui identifie leurs succès. Cependant, Leonard Read indique que les idées sont différentes car elles ne peuvent pas être vendues en masse selon un argument herméneutique. En effet, les marchandises, une fois produites, sont prêtes à être consommées alors que les idées sont des réalisations de l'intellect. Par conséquent, une idée nécessite une étape supplémentaire chez son « acheteur ». Celui-ci devient producteur voire reproducteur de l'idée car cela implique qu'il la reproduise individuellement dans son esprit afin de la "consommer".
Dans son article « The mass man » écrit en [[1959]] dans le numéro de juin de la revue ''[[The Freeman]]'', Leonard Read fait la distinction entre le marché de masse pour les produits de base et le marché des idées. La vente de produits de base : voitures, montres, savons, flocons de maïs, cosmétiques, etc. a atteint un volume de masse, ce qui identifie leurs succès. Cependant, Leonard Read indique que les idées sont différentes car elles ne peuvent pas être vendues en masse selon un argument herméneutique. En effet, une fois produites, elles sont prêtes à être consommées, alors que les idées sont des réalisations de l'intellect. Par conséquent, une idée nécessite une étape supplémentaire chez son « acquéreur ». Celui-ci devient producteur, voire reproducteur de l'idée car cela implique qu'il la reproduise individuellement dans son esprit afin de la consommer.


En [[1964]], Leonard Read écrit un livre, "Tout ce qui est paisible" dans lequel il bénit la liberté. Il précise que cette liberté ne peut pas être appréciée sans que d'autres personnes la chérissent aussi. Elle trouve sa pleine réalisation dans sa pratique universelle. Tout être humain sur terre, dit-il, a autant droit à la liberté que n'importe qui, quels que soient son statut social, son intelligence ou sa fortune. Il est donc rationnel de souhaiter la liberté pour soi autant que pour les autres. Mais, la liberté est exigeante, nous dit-il. Elle libère certes notre énergie créatrice, mais elle ne peut à elle seule nous faire atteindre le succès dans les diverses transactions. Par conséquent, l'individu ne doit pas attendre que tous les autres prennent les mesures qui lui conviennent à l'unisson avec lui. Attendre que les autres fassent le premier pas est une démarche qui aboutit à ce que personne n'entreprenne rien, ce qui est fatal à la liberté. Tout homme et toute femme peut défendre la liberté. Mais, si la force et la gloire de la liberté illuminent les nations lointaines au lieu d'éclairer notre zone de servitude, alors Leonard Read attise notre attention sur l'action de bénédictions de la liberté afin qu'elle soient conférées à tous, surtout pour ceux qui sont aujourd'hui enferrés, en trouvant leur juste place dans une libre économie de marché.
En [[1964]], Leonard Read écrit ''Tout ce qui est paisible'', livre dans lequel il bénit la liberté. Il précise que cette liberté ne peut pas être appréciée sans que d'autres personnes la chérissent aussi. Elle trouve sa pleine réalisation dans sa pratique universelle. Tout être humain sur Terre, dit-il, a autant droit à la liberté que n'importe qui, quels que soient son statut social, son intelligence ou sa fortune. Il est donc rationnel de souhaiter la liberté pour soi autant que pour les autres. Mais la liberté est exigeante. Certes, elle libère notre énergie créatrice, mais elle ne peut à elle seule nous faire atteindre le succès dans les diverses transactions. Par conséquent, l'individu ne doit pas attendre que tous les autres prennent les mesures qui lui conviennent à l'unisson avec lui. Attendre que les autres fassent le premier pas est une démarche qui aboutit à ce que personne n'entreprenne rien, ce qui est fatal à la liberté. Tout homme et toute femme peut défendre la liberté. Mais si la force et la gloire de la liberté illuminent les nations lointaines au lieu d'éclairer notre zone de servitude, alors Leonard Read attire notre attention sur les bénédictions de la liberté afin qu'elles soient conférées à tous, surtout pour ceux qui sont aujourd'hui enferrés, en trouvant leur juste place dans une libre économie de marché.


= Informations complémentaires =
== Laisser les individus libres dans leurs actions pacifiques et créatives ==


== Publications ==
Leonard Read exprime une perspective fondamentale en matière de [[liberté individuelle]]. Selon lui, chacun devrait avoir le droit de faire ce qu'il souhaite, tant que cela demeure pacifique et créatif. Cette philosophie repose sur le principe de la non-ingérence dans les choix personnels et professionnels des individus.
 
=== Restrictions limitées à la fraude, la violence, la tromperie et la prédation ===
 
Leonard Read propose que les seules restrictions imposées par la société devraient viser à prévenir la fraude, la violence, la tromperie et la prédation. Ces limitations sont considérées comme nécessaires pour maintenir un environnement où les individus peuvent exercer leur liberté sans craindre d'être victimes d'injustices ou d'abus.
 
Selon la vision de Read, l'État doit se limiter à deux sphères principales : la juridiction et le maintien de l'ordre. La première consiste à établir des règles de conduite et à définir les conséquences pour les actes non pacifiques. La seconde consiste à faire respecter ces règles, garantissant ainsi la sécurité et la protection des droits individuels.
 
=== Le marché libre comme solution pour le reste de la société ===
 
L'élément central de la vision de Leonard Read est que tout ce qui n'est pas lié aux fonctions juridiques et de maintien de l'ordre devrait être laissé au marché libre. C'est-à-dire que les activités telles que la livraison du courrier, l'éducation et la pratique religieuse ne devraient pas être réglementées par l'État, mais plutôt laissées à la libre entreprise et à la concurrence.
 
En conclusion, la perspective de Leonard Read met en avant la liberté individuelle, la limitation du rôle de l'État aux fonctions essentielles et la confiance dans le marché libre pour résoudre les problèmes et répondre aux besoins de la société. C'est une approche libérale minarchiste qui vise à maximiser la liberté individuelle tout en maintenant un cadre de règles de base pour garantir la paix et la justice.
 
== Informations complémentaires ==
 
=== Publications ===


:Pour une liste détaillée des œuvres de Leonard Read, voir [[Leonard Read (bibliographie)]]
:Pour une liste détaillée des œuvres de Leonard Read, voir [[Leonard Read (bibliographie)]]


== Littérature secondaire ==
=== Littérature secondaire ===


* [[1959]], Alexander St Ivanyi, [https://fee.org/media/1950/1959-01.pdf "A libertarian manifesto"], commentaire du livre de [[Leonard Read]], "Why not try freedom?", [[The Freeman]], January, Vol 9, n°1, pp57-59
* [[1959]], Alexander St Ivanyi, [https://fee.org/media/1950/1959-01.pdf "A libertarian manifesto"], commentaire du livre de [[Leonard Read]], "Why not try freedom?", [[The Freeman]], January, Vol 9, n°1, pp57-59
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* [[1971]], [[John Chamberlain]], [https://cdn.mises.org/The%20Freeman%201971_2.pdf commentaire du livre] de [[Leonard Read]], "Then Truth Will Out", [[The Freeman]], December, Vol 21, n°12, pp757-760
* [[1971]], [[John Chamberlain]], [https://cdn.mises.org/The%20Freeman%201971_2.pdf commentaire du livre] de [[Leonard Read]], "Then Truth Will Out", [[The Freeman]], December, Vol 21, n°12, pp757-760


* [[1974]], [[John Chamberlain]], [https://history.fee.org/publications/the-freeman-december-1974/&sa=U&ved=2ahUKEwi9nP2EmIvnAhWDAWMBHfwIB9cQFjAAegQIAhAB&usg=AOvVaw0d99lzqGNatPpKqmaia4Bf commentaire du livre] de [[Leonard Read]], "The free man's almanach", [[The Freeman]], Vol 24, n°12, décembre, pp753-756
* [[1974]],  
** [[John Chamberlain]], [https://cdn.mises.org/The%20Freeman%201974_2.pdf?token=cFL7Tr2Z Commentaire du livre] de [[Leonard Read]], "My Way", [[The Freeman]], May, Vol 24, n°5, pp314-317
** [[John Chamberlain]], [https://history.fee.org/publications/the-freeman-december-1974/&sa=U&ved=2ahUKEwi9nP2EmIvnAhWDAWMBHfwIB9cQFjAAegQIAhAB&usg=AOvVaw0d99lzqGNatPpKqmaia4Bf commentaire du livre] de [[Leonard Read]], "The free man's almanach", [[The Freeman]], Vol 24, n°12, décembre, pp753-756
 
* [[1976]], [[John Chamberlain]], [https://cdn.mises.org/The%20Freeman%201976_2.pdf Commentaire du livre] de [[Leonard Read]], "The Love of Liberty", [[The Freeman]], January, Vol 26, n°1, pp58-61


* [[1977]],  
* [[1977]],  
** [[John Chamberlain]], [http://www.fee.org/the_freeman/detail/a-reviewers-notebook-19773#axzz2atox06JB commentaire du livre de] [[Leonard Read]], "Comes the Dawn", [[The Freeman]], Mars, Vol 27, n°3
** [[John Chamberlain]], [https://cdn.mises.org/The%20Freeman%201977_2.pdf "Commentaire du livre] de [[Leonard Read]], "Comes the Dawn", March, Vol 27, n°3, pp187-190 {{lire en ligne|lien=https://fee.org/articles/a-reviewers-notebook-19773}}
** [[John Chamberlain]], [http://fee.org/freeman/detail/a-reviewers-notebook-197711 Commentaire du livre de] [[Leonard Read]], "Awake, for Freedom’s Sake"], [[The Freeman]], novembre, Vol 27, n°11
** [[John Chamberlain]], [https://cdn.mises.org/The%20Freeman%201977_2.pdf Commentaire du livre] de [[Leonard Read]], "Awake, for Freedom’s Sake"], [[The Freeman]], November, Vol 27, n°11, pp700-702 {{lire en ligne|lien=https://fee.org/freeman/detail/a-reviewers-notebook-197711}}


* [[1978]], [[John Chamberlain]], [http://www.thefreemanonline.org/book-reviews/a-reviewers-notebook-1978-6/ commentaire du livre de] [[Leonard Read]], "Vision", [[The Freeman]], June, Vol 28, n°6
* [[1978]], [[John Chamberlain]], Commentaire du livre de [[Leonard Read]], "Vision", [[The Freeman]], June, Vol 28, n°6
 
* [[1979]], [[John Chamberlain]], [https://cdn.mises.org/The%20Freeman%201979_2.pdf commentaire du livre] de [[Leonard Read]], "Liberty: Legacy of Truth", [[The Freeman]], February, Vol 29, n°2, pp123-126


* [[1981]], [[Perry E. Gresham]], [http://www.fee.org/the_freeman/detail/book-review-thoughts-rule-the-world-by-leonard-e-read-the-foundation-for-economic-education-irvington-on-hudson-ny-10533-1981#ixzz2bGjM2b7I commentaire du livre de] [[Leonard Read]], "Thoughts Rule the World", [[The Freeman]], Juin
* [[1981]], [[Perry E. Gresham]], [http://www.fee.org/the_freeman/detail/book-review-thoughts-rule-the-world-by-leonard-e-read-the-foundation-for-economic-education-irvington-on-hudson-ny-10533-1981#ixzz2bGjM2b7I commentaire du livre de] [[Leonard Read]], "Thoughts Rule the World", [[The Freeman]], Juin
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* [[1996]],  
* [[1996]],  
** [[Melvin D. Barger]], “From Leonard Read: A Legacy of Principles”, [[The Freeman]], May, pp355–359
** [[Melvin D. Barger]], “From Leonard Read: A Legacy of Principles”, [[The Freeman]], May, pp355–359
** [[Mary Sennholz]], [http://www.thefreemanonline.org/featured/leonard-read-the-founder-and-builder/ "Leonard Read, the Founder and Builder"], [[The Freeman]], May, Vol 46, n°5
** [[Mary Sennholz]], "Leonard Read, the Founder and Builder", [[The Freeman]], May, Vol 46, n°5


* [[1998]],  
* [[1998]],  
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* [[2008]], [[Donald J. Boudreaux]] et Nick Slepko, [ftp://ftp.sagepub.com/SAGE_US%20Library%20and%20Reference%20Documents/EBSCO%20SRO/Hamowy%20-%20PDF%20-%20Encyclopedia%20of%20Libertarianism%20%28libertarianism%29/Hamowy%20%28Encyc%29%20Final%20Pdf.pdf#page=454 "Read, Leonard E. (1898–1983)"], In: [[Ronald Hamowy]], dir., [ftp://ftp.sagepub.com/SAGE_US%20Library%20and%20Reference%20Documents/EBSCO%20SRO/Hamowy%20-%20PDF%20-%20Encyclopedia%20of%20Libertarianism%20%28libertarianism%29/Hamowy%20%28Encyc%29%20Final%20Pdf.pdf "The Encyclopedia of Libertarianism"], [[Cato Institute]] - Sage Publications, pp416-418
* [[2008]], [[Donald J. Boudreaux]] et Nick Slepko, [ftp://ftp.sagepub.com/SAGE_US%20Library%20and%20Reference%20Documents/EBSCO%20SRO/Hamowy%20-%20PDF%20-%20Encyclopedia%20of%20Libertarianism%20%28libertarianism%29/Hamowy%20%28Encyc%29%20Final%20Pdf.pdf#page=454 "Read, Leonard E. (1898–1983)"], In: [[Ronald Hamowy]], dir., [ftp://ftp.sagepub.com/SAGE_US%20Library%20and%20Reference%20Documents/EBSCO%20SRO/Hamowy%20-%20PDF%20-%20Encyclopedia%20of%20Libertarianism%20%28libertarianism%29/Hamowy%20%28Encyc%29%20Final%20Pdf.pdf "The Encyclopedia of Libertarianism"], [[Cato Institute]] - Sage Publications, pp416-418


== Liens externes ==
=== Liens externes ===
 
* {{en}}[http://en.wikipedia.org/wiki/Leonard_E._Read Leonard E. Read] sur Wikipedia
* {{en}}[http://en.wikipedia.org/wiki/Leonard_E._Read Leonard E. Read] sur Wikipedia
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* {{en}}[http://www.fee.org/ Foundation for Economic Education]



Version actuelle datée du 20 décembre 2024 à 13:40

Leonard Read
Entrepreneur intellectuel

Dates 1898 - 1983
Leonard Read
Tendance Minarchiste
Nationalité États-Unis États-Unis
Articles internes Autres articles sur Leonard Read

Citation
Interwikis sur Leonard Read

Leonard E. Read, né le 26 septembre 1898, décédé le 14 mai 1983, était un entrepreneur intellectuel américain, qui a créé la Foundation for Economic Education (FEE) en mars 1946. Il s'agit du premier think tank libertarien aux États-Unis.

La conversion aux idées libérales

Leonard Read fut convaincu des vertu du libéralisme suite à une longue discussion avec un dirigeant d'entreprise, William C. Mullendore[1]. Il décida alors de consacrer sa vie à défendre les idées libérales et permettre à des étudiants de se former aux idées de la liberté. Le terrea intellectuel nourrit une variété infinie d'erreurs socialistes, alors il a recherché les voies pour découvrir les bonnes pensées ouvrant la clé du salut vers la liberté. En tant que président de la Chambre du Commerce de Los Angeles, il a combattu les politiques économiques marxistes et keynésiennes qui prévalaient alors, réfutant les accusations d'appauvrissement des travailleurs par la « bourgeoisie », et rejetant les arguments keynésiens selon lesquels le capitalisme est instable et génère un chômage de masse.

Il est l'auteur de vingt-sept ouvrages. Son texte le plus célèbre est Moi, le crayon (I, pencil), publié en 1958, illustration de la métaphore de la main invisible : des millions de personnes participent à la création d'un simple crayon (division du travail), aucune ne serait capable de le fabriquer à elle seule.

Dans son article « The mass man » écrit en 1959 dans le numéro de juin de la revue The Freeman, Leonard Read fait la distinction entre le marché de masse pour les produits de base et le marché des idées. La vente de produits de base : voitures, montres, savons, flocons de maïs, cosmétiques, etc. a atteint un volume de masse, ce qui identifie leurs succès. Cependant, Leonard Read indique que les idées sont différentes car elles ne peuvent pas être vendues en masse selon un argument herméneutique. En effet, une fois produites, elles sont prêtes à être consommées, alors que les idées sont des réalisations de l'intellect. Par conséquent, une idée nécessite une étape supplémentaire chez son « acquéreur ». Celui-ci devient producteur, voire reproducteur de l'idée car cela implique qu'il la reproduise individuellement dans son esprit afin de la consommer.

En 1964, Leonard Read écrit Tout ce qui est paisible, livre dans lequel il bénit la liberté. Il précise que cette liberté ne peut pas être appréciée sans que d'autres personnes la chérissent aussi. Elle trouve sa pleine réalisation dans sa pratique universelle. Tout être humain sur Terre, dit-il, a autant droit à la liberté que n'importe qui, quels que soient son statut social, son intelligence ou sa fortune. Il est donc rationnel de souhaiter la liberté pour soi autant que pour les autres. Mais la liberté est exigeante. Certes, elle libère notre énergie créatrice, mais elle ne peut à elle seule nous faire atteindre le succès dans les diverses transactions. Par conséquent, l'individu ne doit pas attendre que tous les autres prennent les mesures qui lui conviennent à l'unisson avec lui. Attendre que les autres fassent le premier pas est une démarche qui aboutit à ce que personne n'entreprenne rien, ce qui est fatal à la liberté. Tout homme et toute femme peut défendre la liberté. Mais si la force et la gloire de la liberté illuminent les nations lointaines au lieu d'éclairer notre zone de servitude, alors Leonard Read attire notre attention sur les bénédictions de la liberté afin qu'elles soient conférées à tous, surtout pour ceux qui sont aujourd'hui enferrés, en trouvant leur juste place dans une libre économie de marché.

Laisser les individus libres dans leurs actions pacifiques et créatives

Leonard Read exprime une perspective fondamentale en matière de liberté individuelle. Selon lui, chacun devrait avoir le droit de faire ce qu'il souhaite, tant que cela demeure pacifique et créatif. Cette philosophie repose sur le principe de la non-ingérence dans les choix personnels et professionnels des individus.

Restrictions limitées à la fraude, la violence, la tromperie et la prédation

Leonard Read propose que les seules restrictions imposées par la société devraient viser à prévenir la fraude, la violence, la tromperie et la prédation. Ces limitations sont considérées comme nécessaires pour maintenir un environnement où les individus peuvent exercer leur liberté sans craindre d'être victimes d'injustices ou d'abus.

Selon la vision de Read, l'État doit se limiter à deux sphères principales : la juridiction et le maintien de l'ordre. La première consiste à établir des règles de conduite et à définir les conséquences pour les actes non pacifiques. La seconde consiste à faire respecter ces règles, garantissant ainsi la sécurité et la protection des droits individuels.

Le marché libre comme solution pour le reste de la société

L'élément central de la vision de Leonard Read est que tout ce qui n'est pas lié aux fonctions juridiques et de maintien de l'ordre devrait être laissé au marché libre. C'est-à-dire que les activités telles que la livraison du courrier, l'éducation et la pratique religieuse ne devraient pas être réglementées par l'État, mais plutôt laissées à la libre entreprise et à la concurrence.

En conclusion, la perspective de Leonard Read met en avant la liberté individuelle, la limitation du rôle de l'État aux fonctions essentielles et la confiance dans le marché libre pour résoudre les problèmes et répondre aux besoins de la société. C'est une approche libérale minarchiste qui vise à maximiser la liberté individuelle tout en maintenant un cadre de règles de base pour garantir la paix et la justice.

Informations complémentaires

Publications

Pour une liste détaillée des œuvres de Leonard Read, voir Leonard Read (bibliographie)

Littérature secondaire

Liens externes


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  1. William C. Mullendore a joué un rôle éminent dans le développement des idées libérales et libertariennes. C'était un dirigeant d'entreprise débordant d'énergie et à la foi inébranlable, contagieuse et radicale pour l'économie de marché sans entraves de l'État. Suite à une réunion dans ses bureaux, initiée par Leonard Read, qui venait le voir pour le convaincre de soutenir la politique du New Deal, William Mullendore a renversé les arguments de son interlocuteur et l'a finalement convaincu des bienfaits du libéralisme. Il va l'aider ensuite à créer l'influente Fondation pour l'éducation économique.