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John Birch Society
Fondée en 1958 par l'homme d'affaires Robert W. Welch Jr., la John Birch Society (JBS) est devenue l'une des organisations les plus controversées de l'histoire politique américaine. Mêlant anticommunisme viscéral, théorie du complot et défense radicale du gouvernement limité, cette société secrète a durablement influencé la droite américaine, de Barry Goldwater à Donald Trump. Mais son rôle le plus méconnu est peut-être d'avoir servi de pont idéologique, humain et organisationnel entre le conservatisme radical, le libertarianisme, l'école autrichienne d'économie et l'action citoyenne concrète. L'examen du parcours de ses membres (l'homme d'affaires George Pearson, le poète E. Merrill Root, l'élu Larry McDonald, l'économiste Mark Thornton, mais aussi des figures comme Murray Rothbard et Ron Paul, révèle comment la JBS a contribué à la renaissance de la pensée autrichienne, à l'infrastructure du libertarianisme moderne, et à des campagnes politiques victorieuses.
La naissance d'une contre-société – anticommunisme, doctrine et prédictions (1958-1965)
Robert Welch, un industriel fabricant du caramel, âgé de 59 ans, fonde la John Birch Society le 9 décembre 1958 à Indianapolis, dans l'Indiana. Le nom de l'organisation rend hommage à John Birch, un missionnaire baptiste américain et officier du renseignement tué par des communistes chinois le 25 août 1945, considéré par Welch comme la première victime américaine de la Guerre froide [1]. Les douze membres fondateurs incluent Fred Koch[2] 1900-1967), fondateur de Koch Industries, et Robert Waring Stoddard, président de Wyman-Gordon [3].
Dès ses débuts, la JBS se distingue par son extrémisme : Welch affirme publiquement que le président Dwight Eisenhower est un « agent conscient et dévoué » du complot communiste international. L'organisation dénonce l'ONU, le mouvement des droits civiques, l'impôt sur le revenu, et tout ce qui ressemble au collectivisme [4]. Selon le chercheur Craig Allen Smith, la doctrine Birch incarne trois caractéristiques de l'autoritarisme classique : une vision du monde comme une jungle, une tendance à la hiérarchie, et une propension sadomasochiste [5]. L'historien Thomas A. Hollihan souligne que la JBS repose sur un « drame conspirationniste » : l'Amérique « innocente » est sous la menace directe d'une force extérieure et intérieure organisée cherchant sa destruction [6].
La doctrine de la JBS est exposée dans des pamphlets comme « Back to Basics », qui énoncent quatre principes fondamentaux : la liberté ne peut exister sans moralité ; un peuple ignorant ne peut être libre ; les droits viennent de Dieu, non de l'État ; et l'essence de la liberté est la limitation du gouvernement. Cette philosophie, enracinée dans une lecture stricte de la Constitution et une défiance radicale envers l'État-providence, distingue rigoureusement la république constitutionnelle (États-Unis) de la démocratie (mobocratie), une distinction que la JBS puise chez les Pères fondateurs et qu'elle diffuse dans ses pamphlets [7].
Welch a également formulé des prédictions d'une étonnante précision sur les objectifs des « Insiders » (les forces hostiles à la liberté). Lors d'un discours du 9 mars 1974, il énuméra les buts suivants, qu'il avait déjà écrits en 1958 dans le Blue Book : expansion massive des dépenses publiques, hausses d'impôts, déficits budgétaires croissants, inflation galopante, contrôle des prix et des salaires, socialisation de l'économie, centralisation du pouvoir à Washington, fédéralisation de l'éducation, et abandon progressif de la souveraineté américaine à des organisations internationales comme l'ONU [8]. Le Berkeley Daily Gazette écrivit en 1971 : « Rendons à César ce qui appartient à César. Traitez-le de droitier, de paranoïaque, de monolithique. Traitez-le de tout cela — mais traitez-le aussi de visionnaire. » [9].
Pourtant, tous les adhérents ne sont pas de simples conspirationnistes. George Pearson, membre de la JBS à Wichita (Kansas), est diplômé du Grove City College où il développe un vif intérêt pour l'école autrichienne d'économie sous l'influence de l'économiste Hans Sennholz</ref>. De même, le poète et professeur E. Merrill Root, ami de Robert Frost à Amherst College, objecteur de conscience pendant la Première Guerre mondiale, deviendra plus tard une figure intellectuelle majeure de la JBS.
L'apogée des réseaux intellectuels et des campagnes d'action (années 1960-1990)
Au milieu des années 1960, la John Birch Society subit les critiques de la droite conservatrice modérée. William Buckley Jr., fondateur de la National Review, mène une campagne pour exclure la JBS du mouvement conservateur mainstream [10]. Pourtant, loin de disparaître, la JBS se réinvente. La JBS comptait entre 60 000 et 100 000 membres à l'apogée de ses activités dans les années 1960 [11].
C'est précisément à ce moment que la JBS déploie son influence éditoriale. E. Merrill Root, après avoir été co-fondateur de la National Review en 1955, devient éditeur du magazine mensuel American Opinion, la publication officielle de la John Birch Society. Ses ouvrages Collectivism on the Campus (1955) et Brainwashing in the High Schools (1958) dénoncent l'infiltration communiste présumée dans les établissements d'enseignement. Les archives de la JBS, conservées à la Brown University Library, comprennent 46 pieds linéaires (environ 14 mètres) de documents : correspondance, listes de membres, publications, et dossiers sur des campagnes comme celle contre les traités du canal de Panama [12].
Mais la JBS ne se limite pas à l'édition : elle lance des campagnes d'action concrètes qui lui valent des victoires législatives. En 1962, elle crée Get US Out! of the United Nations, une campagne qui recueille plus de 11 millions de signatures de pétitions entre 1975 et 1982, et qui aboutit à un vote au Congrès en 1997 sur le retrait des États-Unis de l'ONU (54 voix favorables) [13]. En 1963, elle lance Support Your Local Police, pour empêcher la nationalisation des forces de l'ordre. Cette campagne contribue à l'abolition de l'Agence fédérale d'assistance à l'application des lois (LEAA) en 1983, et à la défaite de nombreux projets de comités de surveillance civile dans les villes américaines [14]. La JBS s'oppose également aux traités de libre-échange (ALENA[15], SPP[16], USMCA[17] qu'elle considère comme des instruments d'abandon de la souveraineté nationale [18].
La JBS est parmi les premières organisations à dénoncer l'Agenda 21 de l'ONU (1992), qu'elle analyse comme un plan de gouvernement mondial déguisé en protection environnementale. Son opposition contribue à des victoires locales : en Alabama, le gouverneur signe une loi interdisant les effets de l'Agenda 21 ; dans le Maryland, les cinq commissaires du comté de Carroll sont défaits pour leur soutien à l'ICLEI (le bras d'application de l'Agenda 21) ; en Virginie, le conseil de surveillance du comté d'Albemarle retire son soutien à l'ICLEI [19]. Le Southern Poverty Law Center, dans un rapport d'avril 2014, crédite la JBS d'avoir transformé l'Agenda 21 dans l'esprit du public américain en « un complot secret pour imposer un gouvernement mondial totalitaire » [20].
La JBS s'oppose également à une convention constitutionnelle (Con-Con) qui pourrait réviser la Constitution. Dans les années 1980, elle contribue à convaincre 16 États de retirer leurs demandes de convention. Dans les années 2010, elle combat le mouvement Convention of States (COS), qui veut imposer un équilibre budgétaire et des limites de mandat. En 2022, des membres de la JBS témoignent encore contre ce projet dans des audiences publiques [21].
L'historien Matthew Dallek, dans Birchers: How the John Birch Society Radicalized the American Right montre comment la JBS a inventé un style politique fait de défiance envers les élites [22]. Edward H. Miller, dans A Conspiratorial Life' (University of Chicago Press, 2021), soutient que Welch n'était pas une figure marginale mais un pionnier : le monde des théories du complot de QAnon à Stop the Steal[23] est un monde dans lequel Welch « se serait senti chez lui, car il en a posé les fondations » [24]. L'historien D.J. Mulloy, dans The World of the John Birch Society (Vanderbilt University Press, 2014), confirme son rôle significatif dans le développement du mouvement conservateur [25].
Les liens avec l'école autrichienne, le libertarianisme et les témoignages de personnalités (des années 1960 à aujourd'hui)
Le lien le plus méconnu et pourtant le plus fondamental de la John Birch Society est son rôle de catalyseur pour la renaissance de l'école autrichienne d'économie et du libertarianisme moderne. La JBS a fourni un terreau idéologique, financier et institutionnel à des penseurs qui allaient révolutionner l'économie et la philosophie politique.
1. Hans Sennholz : le pont entre la JBS et l'austrianisme
Hans Sennholz (1922-2007), économiste allemand formé sous la direction de Ludwig von Mises, a enseigné au Grove City College en Pennsylvanie. Il fut membre actif de la John Birch Society et contribua régulièrement à son magazine American Opinion. Sennholz a formé toute une génération d'étudiants à l'école autrichienne, dont George Pearson, Ron Paul et Mark Thornton [26]. Son influence fut décisive : c'est lui qui transmit à Pearson l'intérêt pour Mises et Rothbard, et c'est lui qui orienta Ron Paul vers une critique économique radicale de l'État.
2. Murray Rothbard : une relation ambivalente avec la JBS
Murray Rothbard (1926-1995), le principal théoricien de l'anarcho-capitalisme, eut une relation complexe avec la John Birch Society. Dans les années 1960, Rothbard écrivit pour American Opinion et collabora avec des figures birchers. Il voyait dans la JBS un allié utile contre l'État-providence. Cependant, il critiqua leur conservatisme social et leur approche conspirationniste. Le Mises Institute a publié plusieurs articles sur cette relation, notamment dans le contexte de la guerre du Vietnam, où Rothbard et la JBS se sont opposés à l'interventionnisme [27].
3. Ron Paul : de la JBS au libertarianisme présidentiel
Ron Paul (né en 1935) est le cas le plus emblématique. Médecin de formation, il fut membre de la John Birch Society dans les années 1960 et 1970. Élu au Congrès en 1976 (puis candidat du Parti libertarien en 1988), il a toujours reconnu l'influence formatrice de la JBS sur sa pensée : c'est là qu'il apprit à critiquer la Réserve fédérale, l'impôt sur le revenu et l'interventionnisme étranger [28]. Dans un témoignage officiel, Paul déclare : « La John Birch Society est une grande organisation patriotique, avec un programme éducatif solidement ancré dans les principes constitutionnels... Je leur souhaite de continuer à réussir. » [29].
4. Mark Thornton : le témoin vivant de la filiation JBS-école autrichienne
Mark Thornton (né en 1960) est un économiste de l'école autrichienne influent, senior fellow au Mises Institute. Adolescent, Thornton écoutait les programmes parrainés par la JBS. Il découvrit ensuite l'école autrichienne grâce à Hans Sennholz au Grove City College, le même professeur qui forma George Pearson et Ron Paul. Il est célèbre pour avoir formulé « l'iron law of prohibition » (loi d'airain de la prohibition), démontrant que la répression des drogues augmente paradoxalement leur puissance – une application concrète de la méthode autrichienne [30]. Dans sa rétrospective personnelle « A Libertarian Retrospective: Half a Century », Thornton raconte comment il passa de l'écoute des émissions birchers à treize ans à une carrière d'économiste autrichien de premier plan [31].
Un héritage vivant – du Tea Party à Trump, des guerres culturelles à l'action citoyenne (années 2000 à aujourd'hui)
La John Birch Society existe toujours, officiellement basée à Appleton (Wisconsin), et publie le magazine The New American [32]. Ses archives sont préservées dans plusieurs institutions : Brown University (collection principale), College of Charleston, et d'autres dépôts universitaires [33]. Une thèse récente d'Auburn University (2023) par Benjamin Heidenreich, Race and the John Birch Society, examine les perceptions racistes erronées associées à l'organisation [34].
- ↑ "John Birch Society records", Brown University Library - Détails sur la fondation
- ↑ Fred Koch (1900-1967) était un ingénieur chimiste qui a fait fortune dans le raffinage du pétrole et a fondé ce qui allait devenir Koch Industries. Son expérience dans la Russie stalinienne dans les années 1930, où il supervisa la construction de raffineries, l'avait converti à un anti-communisme virulent. En 1958, Fred Koch fut l'un des membres fondateurs de la John Birch Society . Cette idéologie a imprégné l'éducation de ses fils, les forçant à travailler dur et les nourrissant de ses opinions politiques . Charles, comme son père et ses frères, fut d'abord membre de la John Birch Society . Cependant, Charles a pris ses distances avec la John Birch Society dans les années 1970, notamment en raison de son opposition à la guerre du Vietnam et de son scepticisme envers les théories du complot les plus extrêmes de l'organisation. Il s'est alors tourné vers un libertarianisme plus radical, sous l'influence de penseurs comme Robert LeFevre. Il a ensuite construit un empire politique bien plus vaste et stratégique que celui de son père, en utilisant sa fortune pour financer des think tanks (comme le Cato Institute), des réseaux de donateurs et des groupes d'action citoyenne.
- ↑ "John Birch Society records - Liste des membres fondateurs"
- ↑ "Heartbeat of the Americanist Cause - Columbia University"
- ↑ "The Authoritarian Character of the John Birch Society - Craig Allen Smith, 1983"
- ↑ "Conspiracy Drama and the John Birch Society - Thomas A. Hollihan, 1977"
- ↑ John Birch Society. "Back to Basics" (pamphlet). Appleton, WI: JBS, n.d.
- ↑ John Birch Society. "Birch'n" (booklet). Appleton, WI: JBS, 2023, p. 4.
- ↑ « Now let's give the man his due. Call him rightist, paranoid, monolithic. Call him all those things — but also call him correct. » John Birch Society. Birch'n (booklet). Appleton, WI: JBS, 2023, p. 6.
- ↑ "The Secrets of Charles Koch's Political Ascent" - Politico (mention de la JBS et des Koch)
- ↑ "John Birch Society records - Estimations des effectifs"
- ↑ "John Birch Society records, Brown University Library"
- ↑ John Birch Society. 'Birch'n (booklet). Appleton, WI: JBS, 2023, pp18-20.
- ↑ John Birch Society. Birch'n (booklet). Appleton, WI: JBS, 2023, pp27-28.
- ↑ L'ALENA (Accord de libre-échange nord-américain), en anglais NAFTA, est un traité commercial signé en 1992 par les États-Unis, le Canada et le Mexique, entré en vigueur en 1994. Son objectif était de supprimer progressivement les droits de douane et les barrières tarifaires entre les trois pays pour faciliter les échanges de biens et de services. Il a créé la plus grande zone de libre-échange du monde à l'époque.
- Il a favorisé l'intégration économique, notamment dans les secteurs automobile, agricole et textile. Il a été très controversé : ses partisans y voyaient un moteur de croissance et d'emplois ; ses détracteurs (dont la JBS) y voyaient une menace pour la souveraineté nationale, un outil de délocalisation industrielle et un pas vers un gouvernement nord-américain supranational (à l'image de l'Union européenne). Il a été remplacé en 2020 par l'ACEUM (Accord Canada–États-Unis–Mexique), ou USMCA, signé sous la présidence Trump.
- ↑ La SPP (Security and Prosperity Partnership), ou Partenariat pour la sécurité et la prospérité, est un accord trilatéral signé en mars 2005 par les chefs d'État des États-Unis (George W. Bush), du Canada (Paul Martin) et du Mexique (Vicente Fox). Son objectif officiel était de renforcer la coopération économique et sécuritaire entre les trois pays nord-américains. Il prévoyait une harmonisation des réglementations, des normes et des frontières, dans le but de créer un espace intégré sur le modèle de l'Union européenne. Pour la JBS, il s'agissait en réalité d'un cheval de Troie visant à instaurer une Union nord-américaine (NAU), un super-État supranational qui effacerait les frontières et la souveraineté des États-Unis. La JBS a mené une campagne d'opposition massive, distribuant près de 500 000 exemplaires d'un numéro spécial de The New American sur le sujet. Grâce à cette mobilisation, le projet a été défait et n'a jamais été ratifié.
- ↑ L'USMCA (Accord États-Unis-Mexique-Canada), en français ACEUM, est un traité commercial entré en vigueur en 2020. Il a remplacé l'ALENA (NAFTA) de 1994. Il modernise les règles commerciales entre les trois pays (automobile, numérique, agriculture). Il a été négocié sous la présidence de Donald Trump, qui avait dénoncé l'ALENA comme un « désastre ». Il renforce les exigences sur le contenu nord-américain des véhicules et les salaires des ouvriers. Pour la JBS, l'USMCA reste un instrument de globalisation et d'érosion de la souveraineté, même s'il est moins « supranational » que l'ALENA ou le projet de SPP (Partenariat pour la sécurité et la prospérité). La JBS y voit une continuation du même agenda globaliste, malgré quelques améliorations.)
- ↑ John Birch Society. Birch'n (booklet). Appleton, WI: JBS, 2023, p. 21-23.
- ↑ John Birch Society. Birch'n (booklet). Appleton, WI: JBS, 2023, p. 16.
- ↑ John Birch Society. Birch'n (booklet). Appleton, WI: JBS, 2023, p. 17.
- ↑ John Birch Society. Birch'n (booklet). Appleton, WI: JBS, 2023, p. 42-44.
- ↑ Dallek, Matthew. Birchers: How the John Birch Society Radicalized the American Right. New York: Basic Books, 2023.
- ↑ QAnon et Stop the Steal sont deux mouvements conspirationnistes de l'extrême droite américaine. QAnon (2017) : une théorie du complot qui agite l'idée d'un « État profond » en guerre contre Donald Trump. Ses partisans attendent une « tempête » qui révélerait ce complot et permettrait d'écarter les élites corrompues. Stop the Steal (2020) : un mouvement né du refus d'accepter la défaite de Trump. Il affirme que l'élection présidentielle a été volée par une fraude massive et a abouti à l'assaut du Capitole, le 6 janvier 2021. Ces deux mouvances ne sont pas sorties de nulle part. Elles plongent leurs racines dans le terreau préparé par la John Birch Society : une défiance viscérale envers l'État, une lecture conspirationniste du pouvoir (le « Deep State », les « Insiders ») et un appel à la résistance patriotique contre un ennemi intérieur.
- ↑ "Edward H. Miller, A Conspiratorial Life - The American Historical Review, 2024
- ↑ Mulloy, D.J. The World of the John Birch Society: Conspiracy, Conservatism and the Cold War. Nashville: Vanderbilt University Press, 2014.
- ↑ "Hans F. Sennholz - Mises Institute (premier doctorant de Mises aux États-Unis)"
- ↑ "David Brady, Jr. - Mises Institute (mentionne Rothbard et la JBS)"
- ↑ Paul, Ron. he Revolution: A Manifesto. New York: Grand Central Publishing, 2008.
- ↑ « The John Birch Society is a great patriotic organization featuring an educational program solidly based on constitutional principles... I wish them continued success. » John Birch Society. Birch'n (booklet). Appleton, WI: JBS, 2023, p. 31.
- ↑ Thornton, Mark. The Economics of Prohibition. Salt Lake City: University of Utah Press, 1991.
- ↑ Thornton, Mark. "A Libertarian Retrospective: Half a Century.", Quarterly Journal of Austrian Economics, Vol. 26, n°4, 2023.
- ↑ "John Birch Society official website"
- ↑ "John Birch Society records - College of Charleston"
- ↑ "Race and the John Birch Society - Benjamin Heidenreich, Auburn University, 2023"