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Javier Milei

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Javier Milei
Homme politique

Dates 1970-
Javier Milei en 2022
Tendance Libertarien
Nationalité Argentine Argentine
Articles internes Autres articles sur Javier Milei

Citation
Interwikis sur Javier Milei

Javier Milei, né le 22 octobre 1970 à Buenos Aires, est un homme d'État et économiste argentin. Farouchement libertarien, député de 2021 à 2023, il est élu président de l'Argentine le 19 novembre 2023.

Biographie

Javier Gerardo Milei naît dans une famille modeste de Buenos Aires (son père était chauffeur de bus et sa mère mère au foyer). Il étudie à l'université Belgrano, puis devient économiste dans le secteur privé, jusqu'à être le principal économiste de la banque HSBC en Argentine. Il rejoint un think tank tout en continuant à écrire des études académiques et à enseigner. Il est l'auteur de plus d'une cinquantaine d'articles peer reviewed.

Intellectuel public et connu pour ses talents de débatteur à partir des années 2010, il s'engage en politique à partir de la fin des années 2010. En 2020, il rejoint Avanza Libertad, un parti politique libéral, qu'il amène, au sein de la coalition La Libertad Avanza, à la troisième place des législatives argentines de 2021. Il y gagne un siège de député de Buenos Aires.

Sa popularité croissante l'amène à se déclarer candidat à la présidentielle argentine de 2023, où les sondages le donnent pour gagnant. Le 22 octobre 2023, il obtient la deuxième place lors du premier tour, avec 30 % des suffrages exprimés[1] et se qualifie pour le second tour face au péroniste Sergio Tomas Massa, qu'il remporte largement le 19 novembre, avec 56% des suffrages exprimés[1].

Ancien rockeur, il cultive un look excentrique, notamment avec ses cheveux ébouriffés et une veste en cuir. Durant ses apparitions publiques, il a régulièrement une tronçonneuse à la main, pour signifier son envie de couper drastiquement dans des dépenses publiques hors de tout contrôle en Argentine.

Les deux premières années de sa présidence sont un succès franc, avec une réduction rapide de l'inflation[2], une amélioration massive de la situation pour les locataires grâce à la déréglementation de l'immobilier[3] et un retour à l'excédent budgétaire pour la première fois en 10 ans[4]. La pauvreté chute à son plus bas depuis 2018[5] et son bilan est salué par les électeurs aux élections législatives de 2025 avec un triplement de son nombre d'élus et une large avance sur ses concurrents à plus de 40% des voix[6].

Idées politiques

Searchtool-80%.png Article détaillé : Libertarianisme.

Libertarien, Milei se revendique, au moment de l'élection présidentielle de 2023, de la pensée de Murray Rothbard[7].

Son discours libéral radical, libertarien par de nombreux aspects (ou « ultralibéral » sous la plume de ses détracteurs), séduit largement les jeunes et les exclus dans une Argentine ravagée par l'hyperinflation (plus de 12 % mensuel en 2023) et l'excès de dépense publique. Il propose en particulier d'abandonner officiellement le peso argentin pour le remplacer par le dollar américain, déjà très utilisé en Argentine. Son programme vise à restituer le pouvoir au peuple par une réduction massive de la dépense publique (« à la tronçonneuse ») rendant l'argent aux contribuables, une ouverture des frontières et une rupture avec des régimes dictatoriaux comme la Chine ou la Russie.

Il est classé à l'extrême droite selon une définition récente et élargie du concept, qui regroupe alors les défenseurs radicaux et jusqu'au-boutistes des idées de droite, même modérée (par exemple le libéralisme économique). Ses opposants le qualifient d'« ultraconservateur » surtout pour son opposition ferme à l'avortement, qu'il considère comme un meurtre[8],[9],[10].

Son succès économique et social est contesté par des militants et des médias de gauche, lesquels voient parfois en lui un « fasciste ». Une qualification qui interpelle sur la compréhension du fascisme par ceux qui la formulent, alors que le fascisme repose sur le tout-État (le fameux « tout dans l'État, rien contre l'État, rien en dehors de l'État » de Mussolini), là où Milei annonce vouloir réduire l'influence de l'État - et le fait.

Malgré son discours ouvertement et radicalement libéral sur une grande majorité de sujets, il « bannit » le langage inclusif dans l'armée[11],[12],[13].

Notes et références

Publications

  • 2023, "Capitalism, Socialism, and the Neoclassical Trap", in The Emergence of a Tradition: Essays in Honor of Jesús Huerta de Soto, Palgrave Macmillan

Liens externes


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