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Tyler Watts

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Tyler Watts est professeur associé d'économie à l'Université d'État de Ferris, à Big Rapids, dans le Michigan depuis août 2018. De 2014 à 2018, il était professeur assistant à l'Université baptiste de l'est du Texas, dans la ville de Marshall. Auparavant, de 2010 à 2014, il enseignait à la Ball State University, à Muncie, dans l'Indiana. Il est également membre de l'association "The Bastiat society". Il fut diplômé du Hillsdale College en 2003 (Bachelor of Arts : B.A.), d'un doctorat en économie en 2010 de l'université George Mason et d'un Master en Finance à la Colorado State University Global en 2019.

Ses recherches portent sur l'acquisition et l'utilisation de connaissances spécialisées par les entrepreneurs. Il a également publié des travaux universitaires sur l'évolution des systèmes monétaires et sur le rôle des externalités dans le processus de marché. Il a remporté plusieurs prix pour la qualité de ses écrits[1]. C'est un fervent partisan de l'utilisation d'outils d'enseignement interactifs. Il utilise abondamment les jeux et les expériences en classe et développe de nouvelles activités pour rendre l'apprentissage de l'économie plus pratique et intuitif pour les étudiants.

Repenser les Externalités : Une Analyse Critique des Manuels Universitaires d'Économie

Tyler Watts, avec son collègue James Mc Clure, avancent leur esprit critique sur le traitement du concept d'externalité présenté par les livres universitaires en premier cycle d'économie. Dans "La plus grande histoire d'externalité jamais racontée", parue en 2016, les deux économistes déplorent que la longue histoire des externalités analysée précocement par Arthur Pigou dans les années, trouve très peu d'auteurs de manuels modernes pour synthétiser les importantes critiques et les extensions de la théorie sur les externalités. Généralement, les manuels scolaires ne font pas pas la distinction entre les externalités pécuniaires et les externalités technologiques. Ils ne disent pratiquement rien sur les conséquences inattendues et émergentes de la main invisible en tant qu'externalité positive. Par contre, condamnent Tyler Watts et James McClure, les auteurs de ces manuels n'oublient jamais de mettre l'accent sur les externalités négatives par rapport aux externalités positives. Pour la plupart, ils ignorent la critique qu'avait formulée Ronald Coase sur les solutions  fiscales pigouviennes (Le fameux principe "qui polluent paient" alors Ronald Coase avançait les concepts des coûts de transaction dans une analyse institutionnelle basée sur l'adaptation juste de la définition des droits de propriété). Et, finalement, les auteurs interventionnistes de la plupart des manuels universitaires se plaisent à présenter des politiques interventionnistes comme uniques solutions aux externalités négatives en ignorant les avantages externes inframarginaux qui peuvent rendre leurs propositions nuisibles au bien-être social.

Propriété Foncière et Productivité Agricole : Une Analyse Comparative entre les États-Unis et l'Inde

Dans son article écrit en 2017 avec M. Woodruff, "Inefficacité institutionnelle : les petites exploitations affament l'économie indienne", il examine les différences institutionnelles, particulièrement la propriété, qui expliquent les différences dans la productivité agricole entre celle des États-Unis et celle présente en Inde. Les auteurs pratiquent une étude de cas sur l'organisation de l'agriculture, en comparant le développement agricole en fonction des changements de la taille des exploitations au fil du temps. Ils en concluent, qu'aux États-Unis, la propriété foncière individuelle et illimitée a permis le développement progressif et a fourni des économies d'échelle sur le long terme grâce à l'application du capital et de la technologie dans l'industrie agricole. En revanche, les réformes agraires en Inde, en particulier les plafonds fonciers qui limitaient la taille des exploitations, ont freiné la croissance de la productivité dans l'agriculture en freinant la réalisation des économies d'échelle et la formation de capital. Par conséquent, la productivité agricole qui demeure toujours faible en Inde découle en grande partie des limitations légales de la propriété foncière.

Informations complémentaires

Publications

  • 2008, avec W. E. Becker, "A little more than chalk and talk: results from a third national survey of teaching methods in undergraduate economics courses", Journal of Economic Education, 39(3), pp273-286
  • 2011, avec J. Barton, "'I Can't Drive 55": The Economics of the CB Radio Phenomenon", The Independent Review, Vol 15, n°3, pp383-397
  • 2017, avec M. Woodruff, "Institutional inefficiency: small farms starve India’s economy", Journal of Entrepreneurship and Public Policy, Vol 6, n°2, pp206-223
  • 2018, avec Nicholas A. Curott, "A Monetary Explanation for the Recession of 1797", Eastern Economic Journal, Vol 44, n°3, pp381–439
  • 2020,
    • a. "The Economist Perspective on a Healthcare Safety Net", In: D. Sem, dir., "Purple Solutions: A Bipartisan Roadmap to Better Healthcare in America", Mequon, Wisconsin: Remedium Exchange, pp252-265
    • b. avec Nicholas A. Curott, Benjamin R. Thrasher, "Government-Cheerleading Bias in Money and Banking Textbooks", Econ Journal Watch, Vol 17, n°1, pp98-151
  • 2021,
    • a. "Excelonomics: Teaching Economics with Excel, vol. 1: Microeconomics", Dubuque, Iowa: Kendall Hunt
    • b. "Excelonomics: Teaching Economics with Excel, vol. 2: Macroeconomics", Dubuque, Iowa: Kendall Hunt
  1. En 2011, il a obtenu le second prix commémoratif Beth Hoffman distribué par la Foundation for Economic Education pour son article : "Le Canard des 'ressources sous-utilisées', paru dans le numéro de mars 2011 de la revue The Freeman.