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Souveraineté de l'individu

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La souveraineté de l'individu est au cœur de la pensée libérale.

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Acception libertarienne

Le fondement de la pensée libertarienne étant l'individualisme, la souveraineté de l'individu signifie que c'est l'individu, et lui seul, qui est responsable de ses actes.

Chaque individu peut adhérer à des entités collectives sur une base volontaire, mais il n'abdique pas pour autant sa souveraineté. Aucune entité collective n'est habilitée à lui imposer des contraintes non consenties. La seule règle qui devrait prévaloir dans la société est le principe de non-agression : respect de l'intégrité physique et de la propriété des personnes, respect des contrats.

Acception libérale

A l'image de François Guizot, les libéraux classiques rejettent la souveraineté absolue de l'individu sur lui-même, et considèrent que le seul souverain concevable des hommes, ce n'est pas leur volonté ni leur consentement, c'est naturellement la règle de leur volonté ou de leur consentement, à savoir : le droit, la raison, la justice, la loi morale.

Bibliographie

  • 1986, Nicholas Abercrombie, Stephen Hill, Bryan S. Turner, "Sovereign Individuals of Capitalism", London andBoston: Allen and Unwin

Voir aussi

Citations

  • Sur lui-même, sur son propre corps et son propre esprit, l'individu est souverain. (John Stuart Mill, De la liberté)
  • Je déclare être un individu souverain à qui personne n'a le droit moral d'imposer quoi que ce soit sans son consentement, à part l'obligation générale de respecter la souveraineté égale des autres individus. Je déclare donc que, à l'instar de M. Henry David Thoreau, "je ne veux être considéré membre d'aucune société à laquelle je n'ai pas adhéré" (La Désobéissance civile, 1849). Cette déclaration s'adresse à tout individu, maître-esclavagiste, groupe, mafia ou État qui prétendrait m'imposer des charges auxquelles je n'ai pas consenti soit dans mon intérêt, soit comme contribution libre et volontaire au bien commun.[...] (Pierre Lemieux, Déclaration de souveraineté individuelle)
  • Un État libéral ne peut être souverain, c'est-à-dire détenir l'autorité suprême. (Pierre Lemieux)
  • Si chaque homme a la liberté de faire tout ce qu'il veut, pourvu qu'il n'enfreigne pas la liberté égale de quelque autre homme, alors il est libre de rompre tout rapport avec l'État - et de fait renoncer à sa protection et de refuser de payer pour son soutien. Il est évident qu'en agissant ainsi il n'empiète en aucune manière sur la liberté des autres, car son attitude est passive, et tant qu'elle reste telle, il ne peut devenir un agresseur. Il est également évident qu'il ne peut être contraint de continuer à faire partie d'une communauté politique sans une violation de la loi morale, puisque la qualité de citoyen entraîne le paiement de taxes et que la saisie des biens d'un homme contre sa volonté est une infraction de ses droits. (Herbert Spencer)
  • Mais quand bien même tout le peuple français consentirait à vouloir être gouverné dans son instruction, dans son culte, dans son crédit, dans son industrie, dans son art, dans son travail, dans ses affections, dans ses goûts, dans ses habitudes, dans ses mouvements, et jusque dans son alimentation, je déclare qu’en droit, son esclavage volontaire n’engage pas plus ma responsabilité que sa bêtise ne compromet mon intelligence. Et si, en fait, sa servitude s’étend sur moi sans qu’il me soit possible de m’y soustraire, s’il est notoire, comme je n’en saurais douter, que la soumission de six, sept ou huit millions d’individus à un ou plusieurs hommes entraîne ma soumission propre à ce même ou à ces mêmes hommes, je défie qui que ce soit de trouver dans cet acte autre chose qu’un guet-apens, et j’affirme que, dans aucun temps, la barbarie d’aucun peuple n’a exercé sur la terre un brigandage mieux caractérisé. Voir, en effet, une coalition morale de huit millions de valets contre un homme libre est un spectacle de lâcheté contre la sauvagerie de laquelle on ne saurait invoquer la civilisation sans la ridiculiser ou la rendre odieuse aux yeux du monde. (Anselme Bellegarrigue)
  • La personne est souveraine dans le choix de ses jugements de valeurs. Nul ne peut choisir à sa place quels sont les buts de sa vie, personne n’a de délégation pour contester ses goûts. (Anthony de Jasay)
  • Il y a indépendance quand l’homme accepte le fait d’être le seul maître de son jugement et que rien ne peut le dégager de cette responsabilité. Que personne ne peut penser ni vivre à sa place. Qu’il n’y a pire autodestruction que de se soumettre à l’influence d’une autre pensée, d’accepter qu’une autre autorité s’impose à votre cerveau et de considérer ses assertions comme des faits, ses affirmations comme des vérités, ses décisions comme des truchements entre votre conscience et votre existence. (Ayn Rand, La Grève-Atlas Shrugged, discours de John Galt)

Liens


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