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Différences entre les versions de « Motvirus »

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===On===
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Le mot "On" est souvent utilisé pour confondre chaque français et l'État français. Le mot "on" signifie alors "nous". Il incite à imaginer une unanimité des citoyens à croire dans la représentativité de l'État français. ''« "On"  est un con.» Admirable  et profond. C'est tout le suffrage  universel.'' (Paul Morand, ''Journal inutile'' 1968-1972, 15 novembre 1969)
Le mot "On" est souvent utilisé pour confondre chaque français et l'État français. Le mot "on" signifie alors "nous". Il incite à imaginer une unanimité des citoyens à croire dans la représentativité de l'État français. ''« "On"  est un con.» Admirable  et profond. C'est tout le suffrage  universel.'' (Paul Morand, ''Journal inutile'' 1968-1972, 15 novembre 1969)
===Pensée unique===
La "pensée unique", dans le monde politico-médiatique français, est toujours celle de l'adversaire, que l'on accuse en général de conformisme néolibéral. Cette expression possède un avantage rhétorique qui consiste à renverser la charge de la preuve : au lieu de développer une vision cohérente, on accuse l'adversaire d'être incapable de penser à une alternative à sa solution actuelle. De ce fait, « tout le monde est d'accord pour critiquer la pensée unique ». L'accusation de pensée unique est utilisée pour fermer le débat et pour imposer sa seule vision comme vraie, puisque toutes les autres sont « issues de la pensée unique ».


==Motvirus utilisés par l'État==
==Motvirus utilisés par l'État==

Version du 7 juin 2011 à 09:59

Un motvirus, ou "mot-virus", ou mot-piège, prend naissance à partir d'un glissement sémantique. Il utilise un mot anodin dont l'utilisation dans un contexte choisi, véhicule subrepticement un sous-entendu qui détruit une autre idée, un autre concept, une autre valeur. Parfois, le motvirus est destiné à cacher la réalité. Ce terme "mot-virus", qui renvoie aux concepts déjà anciens de glissement sémantique ou de "Novlangue", a été inventé par François Guillaumat. Comme le soulignait déjà George Orwell, le vocabulaire et le langage ne sont pas neutres puisqu'ils véhiculent des notions pouvant être utilisées dans des buts politiques et idéologiques, comme nous le verrons dans cette étude.

Le mot-virus peut être étendu à une expression toute entière. Dans ce cas, on peut donner le qualificatif d'expression-virus. Un mot-virus ou une expression-virus peuvent être considérés comme des clichés ou idées reçues réalisés de façon à véhiculer ces conceptions idéologiques, produites de façon constructiviste, au mépris et à l'inverse d'une réalité plus complexe, voire plus instable.

Incidences

L'autre incidence d'un mot-virus est aussi envisagée de la façon suivante. Non seulement, ce mot-virus est en lui-même contaminé voire vérolé, puisqu'il pervertit ou inverse les concepts sous-tendus par sa propre existence intrinsèque et le contenu même de ce mot-virus, mais aussi, et surtout, ce mot-virus contamine, la pensée et la société, du fait de sa propagation par les media, exactement comme la propagation de virus, de bactéries ou d'agents allergènes, dans le domaine de la biologie et de la médecine.

Motvirus et anti-concept

L'anti-concept fut une invention linguistique de Ayn Rand. Un motvirus est différent d'un anti-concept, bien qu'un anti-concept soit, en lui-même un mot-virus ( et / ou réciproquement ), puisqu'un anti-concept a été récupéré, de façon idéologique, politique et pseudo-morale, en vue d'instaurer un Totalitarisme dans le but d'en constituer, précisément, un mot-virus. Le pluriel de motvirus est des motvirus.

Le problème "dialectique", linguistique et sémantique

Dans l'utilisation du langage, le problème posé par les mots-virus est aussi le suivant: On a l'habitude d'avoir des antonymes et / ou des synonymes; or, si l'on applique cette conception aux mots-virus, le contraire et / ou le similaire d'un mot-virus est-il, lui aussi, un mot-virus ? Ou bien devient-il un mot beaucoup plus neutre ?

Exemples de motvirus

Un homme politique explique parfois aux citoyens que le gouvernement n'aurait pas été suffisamment "pédagogue". Le mot "pédagogie" véhicule le message qu'il existerait un enseignant et un ignorant. Ce motvirus véhicule aussi que ce qui serait ainsi "enseigné" serait un dogme qui ferait l'unanimité parmi les "sachants". Celui qui est en désaccord a le choix entre deux sentiments. Soit il est un exclus du savoir, soit il est un ignorant qui s'ignore comme tel. Un homme politique qui utilise le mot "pédagogie" pour justifier ses erreurs souhaite que ses auditeurs jugent que ses contradicteurs sont des imbéciles.

Conquête sociale, ou acquis sociaux

Le mot "social" accolé à toutes sortes de noms communs permet de cacher la spoliation des politiquement faibles par les politiquement forts. Le plus souvent d'ailleurs, ce sont ceux-là même qui "bénéficient" des "acquis sociaux" qui paient (de façon cachée) pour ces mêmes acquis sociaux, sans être conscients qu'au bout du compte ils sont perdants (la "protection sociale" ampute la moitié du salaire ; le salaire minimum ou la réglementation des licenciements créent le chômage ; la diminution du temps de travail ou les congés payés ont un effet négatif sur l'évolution des salaires, etc.).

Islamophobe

Le mot "islamophobe" est un motvirus. Son seul emploi à l'adresse d'un adversaire politique vise à discréditer le soi-disant "islamophobe" comme étant qui aurait en lui une haine de l'islam.

Homophobe

De même le mot "homophobe" est un motvirus. Dans un contexte médiatique, un "homophobe" aurait en lui une haine contre les homosexuels.

Protectionnisme

"protectionnisme" est un motvirus. Le protectionnisme instaure des droits de douanes sur certaines marchandises. Le protectionnisme renchérit le prix des marchandises pour les clients. Mais, hormis l'État, il est impossible de prédire, ni de dire, quels seraient les bénéficiaires de ces droits de douanes. Le protectionnisme est contraire à la protection des salariés et contraire à l'intérêt des entreprises prétendument protégée, du moins à moyen terme. Le mot "protectionnisme" est ainsi un bon motvirus. D'emblée, il semble être destiné à protéger. En fait, le protectionnisme détruit de la richesse nette sans protéger les catégories sociales que l'État disait vouloir protéger.

On

Le mot "On" est souvent utilisé pour confondre chaque français et l'État français. Le mot "on" signifie alors "nous". Il incite à imaginer une unanimité des citoyens à croire dans la représentativité de l'État français. « "On" est un con.» Admirable et profond. C'est tout le suffrage universel. (Paul Morand, Journal inutile 1968-1972, 15 novembre 1969)

Pensée unique

La "pensée unique", dans le monde politico-médiatique français, est toujours celle de l'adversaire, que l'on accuse en général de conformisme néolibéral. Cette expression possède un avantage rhétorique qui consiste à renverser la charge de la preuve : au lieu de développer une vision cohérente, on accuse l'adversaire d'être incapable de penser à une alternative à sa solution actuelle. De ce fait, « tout le monde est d'accord pour critiquer la pensée unique ». L'accusation de pensée unique est utilisée pour fermer le débat et pour imposer sa seule vision comme vraie, puisque toutes les autres sont « issues de la pensée unique ».

Motvirus utilisés par l'État

L'État agit en volant la moitié de l'argent du peuple pour lui en redistribuer une partie. L'État tente de justifier son action prédatrice par une fabrication systématique d'illusions. La fabrication de motvirus est un des moyens utilisés par l'État pour tromper le peuple.

  • le principe de précaution est un motvirus. Par ce principe, l'État s'autorise à interdire des activités dont il est impossible de prouver qu'elles nuiraient à qui que ce soit. Bien pire, ce Principe autorise l'État à engager des budgets pour des causes sans aucun fondement ayant un début de preuve. C'est le retour de l'arbitraire, du pouvoir absolu de l'État. Ce principe conduit l'État à prendre des décisions irresponsables et sans aucun fondement valable. Un tel comportement est dangereux, c'est tout le contraire de la prudence et de la précaution.
  • "Trésor Public" est un motvirus. Ce mot évoque un "trésor", lequel "trésor" appartiendrait au "public". Et le "public" serait un peu "tout le monde". Une telle propriété collective est impensable. Elle n'existe que dans les rêves de ceux qui refusent de raisonner en termes juridiques de droit de propriété. Le prétendu "Trésor" est un butin volé aux contribuables. Et ce butin n'est pas "public" : cet argent appartient à l'État, pas au "public".
  • dans le même ordre d'idées, "cadeau fiscal", expression invoquée par ceux qui s'opposent aux baisses d'impôts, est un motvirus. Il suppose implicitement que le revenu et la propriété légitime des personnes appartiennent en fait à la communauté ou à l'État : ne pas les voler reviendrait à faire un "cadeau" à ses victimes.
  • "mandat électif" est un motvirus. Un mandat est un contrat par lequel le mandant autorise le mandataire à agir en son nom et sous certaines conditions. Par exemple, on mandate son voisin pour recevoir une lettre recommandée. Un "mandat électif" est juridiquement différent d'un "mandat". Il n'existe pas de relation mandant-mandataire, au sens du Code Civil, entre un électeur et un élu. Les rédacteurs du Code Électoral décrivent le mandat électif sans dire explicitement quel en serait le mandant. Néanmoins, le législateur précise que c'est l'État qui définit le mandat, qui définit l'organisation de la votation, qui définit le salaire de l'élu, qui définit les limites de ce "mandat électif". L'État est ainsi le véritable mandant de l'élu dans un mandat électif. Et non pas le peuple.
  • "État-Nation" et "État providence" sont aussi des motvirus. L'État est un organisme maffieux asservissant une population. Une nation est un concept issu d'un sentiment, d'un lien affectif avec l'endroit où on est né. Le motvirus "État-nation" tente de faire croire aux habitants d'un pays qu'il existerait une confusion légitime entre eux et l'État. Le bourreau tente de faire croire à sa victime qu'ils font cause commune. Le maître tente de faire croire à son esclave que leurs actions partagent le même but, le même objectif, que le bien de l'un serait aussi le bien de l'autre.
  • "dette publique" est un motvirus. En effet, ce mot fait croire que la dette de l'État serait aussi la dette de chaque citoyen, de chaque habitant. C'est inexact. La dette de l'État n'engage aucun citoyen (la preuve en est qu'un habitant qui quitte son pays ne doit aucune dette à l'État).

Tentative de recensement

Une liste de motvirus, ou d'expressions de motvirus, ayant des connotations idéologiques et dont le sens a été détourné, dégradé ou inversé.

Politique :

Economie :

Protection sociale :

Environnement :

Domaine intellectuel et pseudo-moral :

Domaine culturel :

  • Art contemporain

Concept lié à l'immigration :

  • Minorité visible
  • Discrimination positive

Instruction :

  • Éducation nationale

Histoire de France :

  • Révolution Française : "Les révolutionnaires étaient démocrates et les royalistes étaient autoritaires"
  • Deuxième Guerre Mondiale : "La Gauche était résistante et la Droite était collaborationniste"

Expression toute faite :

  • L'Institution-que-le-monde-entier-nous-envie
  • J'ai confiance en la justice de mon pays
  • Responsable mais pas coupable
  • Nous allons assumer toute notre responsabilité

Traductions

  • En anglais motvirus est "weasel word"