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Zones de non-droit

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Une zone de non-droit est un lieu où la population subit (ou décide de respecter) un droit non imposé par l'État, qui peut être contractuellement défini, par opposition à l'anomie, qui est une absence de droit.

Dans le vocabulaire politique ou journalistique, il s'agit souvent d'un quartier laissé pour compte où la police n'est pas présente, laissant la délinquance s'installer. Il peut s'agir aussi bien d'une démission de l'Etat dans ses fonctions régaliennes que d'une volonté politique liée au "politiquement correct" (loi du plus faible). On peut étendre le concept à tout territoire où le droit ne s'applique pas (par exemple, certains qualifient le camp de Guantánamo de « zone de non-droit »).

On peut remarquer que, dans certaines situations, les zones de non-droit permettent de remédier aux défaillances du système étatique (police et justice trop complaisantes à l'égard des délinquants)[1]. Dans d'autres quartiers, ce sont des activités légitimes, bien que jugées illégales, comme le trafic de drogues ou le marché noir, qui prospèreront, fournissant des revenus à une partie de la population.

Une "zone à défendre" (ZAD) désigne une forme de squat à vocation politique, la plupart du temps à l'air libre, généralement destiné à s'opposer à un projet d'aménagement (exemples : Larzac dans les années 1970, aéroport de Notre-Dame-des-Landes, barrage de Sivens, etc.)

Voir aussi

Citations

  • Premièrement, c’est l’État qui a créé la violence des banlieues, violence qui commence à menacer nos villes. Il l’a créée en excluant des populations entières de la vie en société, vie qui est basée sur la division du travail dans un réseau d’échanges volontaires. (Et notons encore l’ironie suprême que cette exclusion s’est opérée au nom de la non-exclusion.) Deuxièmement, c’est l’État qui seul dispose des moyens de suppression de la violence, et c’est lui qui a refusé de les utiliser. Ce refus s’est fait aux frais des gens normaux, des gens dans la rue, qui ont dû tolérer l’augmentation de la violence, et tout cela s’est fait essentiellement pour conforter les mandarins de l’État dans leurs illusions. (Jörg Guido Hülsmann)

Notes et références


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