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Technopreneur

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L'entrepreneur technique ou technopreneur est une personne qui lance et développe une entreprise commerciale basée sur la technique qui produit des produits ou des services technologiques. Il est soit directement impliqué dans la création, le développement ou dans la livraison d’une entreprise liée à la technologie produisant des biens technologiques ou fournissant des services de haute technologie innovant (par exemple, Microsoft ou Apple), soit il utilise la haute technologie de manière innovante pour livrer son produit directement au consommateur (par exemple, eBay ou Uber), ou dans bien des cas il participe aux deux (par exemple, la plupart des sociétés pharmaceutiques). Le mot technopreneur est d'origine moderne. Il a d'abord été utilisé pour mettre en évidence la nécessité de produire plus d'entrepreneurs dans le secteur des technologies. Les pouvoirs publics l'accueillent avec bienveillance car la force et la croissance de toute économie sont facilitées par la culture entrepreneuriale et par la polyvalence de son savoir-faire technique.

La rencontre avec les technopreneurs du 3ème type

Dans la littérature, on rencontre le technopreneur sous différents labels comme « l'entrepreneur orienté vers la technologie », « l'entrepreneur technique », « l'entrepreneur de haute technologie »[1] ou même sous l'appellation de « nouveaux entrepreneurs de haute technologie » afin de décrire ces entrepreneurs qui combinent les compétences entrepreneuriales et la technologie.

Le technopreneur peut identifier un ingénieur[2], particulièrement dans les hautes technologies mais pas toujours. C'est une personne qui utilise avec succès des talents et du capital-risque, des idées innovantes et des compétences en gestion pour la production commerciale d'innovations technologiques efficaces et viables ou un levier efficace d'innovations utilisant la haute technologie. En termes économiques, la technologie fonctionne comme un bien d'équipement qui incarne les connaissances sur l'exécution de tâches productives, et la valeur de ces connaissances dépend de la façon dont elle est capable d'utiliser les connaissances locales décentralisées dans un système où l'ordre est spontané c'es-à-dire auto-organisé.

On rencontre les technopreneurs dans de nombreux secteurs d'activités comme l'électronique de pointe, les équipements flexibles, les instruments de mesure, la biotechnologie, l'automatisation et les systèmes de fabrication agiles, l'optoélectronique, l'électro-optique et l'optique non linéaire, les matériaux de pointe, le génie logiciel, la production et le traitement des aliments, l'aérospatiale et les technologies de sources d'énergie alternatives.

La connaissance technique est un pré-requis pour un technopreneur pour repérer l'opportunité d'innover dans une entreprise ou dans un processus. Mais, il doit aussi acquérir des compétences managériales pour la survie des entreprises technologiques. Il s'occupe de tous les aspects de l'intégration technologique dans la prise de décision commerciale et dans le processus de développement de nouveaux produits. Ce qui différencie un technopreneur d'un entrepreneur conventionnel, c'est la façon de faire des affaires. Une entreprise technopreneuriale est généralement caractérisée par un fort potentiel de croissance et un fort levier de connaissances et un niveau élevé de propriété intellectuelle. Les technopreneurs sont techniquement capables de repérer les opportunités dans les produits et les procédés de haute technologie ou à forte valeur ajoutée. Comme une entreprise de haute technologie typique, les technopreneurs ont tendance à mettre l'accent sur l'invention et l'innovation dans leur stratégie commerciale, à déployer un pourcentage important de leurs ressources financières en R&D, à utiliser un pourcentage relativement élevé de scientifiques et d'ingénieurs dans leur main-d'œuvre et à rivaliser dans le monde entier.

Le technopreneur est un développeur sociétal fort en capital social établissant l'interrelation entre le scientifique, les ingénieurs et le secteur des entreprises technologiques dans le but d'améliorer la compétence en recherche et développement. En effet, le processus d'investissement d'un projet technopreneurial rassemble et active des membres experts dotés de différents atouts, liés à l'avancement des connaissances scientifiques et technologiques de pointe. Le contexte social dans lequel évolue l'entrepreneur joue également un rôle important dans le développement de ce concept. Les entrepreneurs s'intègrent dans l'espace confiné d'un cluster entrepreneurial dans lequel ils opèrent en coopération, en concurrence ou en coopétition.

Les technopreneurs libertariens

Certains entrepreneurs technologiques ayant une vision libertarienne de la société se tournent vers la construction urbaine comme un moyen de défier le statu quo des gouvernances politiques actuelles. Ils préparent des plans pour développer des espaces entrepreneuriaux d'exception. C'est par exemple, le cas des villes start-ups comme les projets qui accompagnent les seasteadings. Pendant un certain temps Zachary Caceres portait, lui aussi, le projet Start up Cities au Guatemala.

Au Nigéria, Iyinoluwa "E" Aboyeji[3] travaille sur le concept de "Talent City". Grâce aux nouvelles lois nigérianes sur les zones de libre-échange, une nouvelle toile vierge permet de tisser de nouvelles juridictions exemptes de considérations sociopolitiques ou économiquement protectionnistes complexes. D'après leur visionnaire, Talent City sera une ville à charte axée sur l'attraction des talents orientés vers la technologie, l'innovation et l'économie numérique. La ville sera gérée avec ses propres réglementations et statuts axés sur la productivité et l'entrepreneuriat, peut-être sera-t-elle située dans la zone de libre-échange de Lekki. La future ville est en elle-même un nouveau concept technologique et juridique car ce sera en fait une chaîne de villes à charte, dans l'idée technologique des "blocks chains" sans doute, dont l'objectif vise à répliquer les success stories des villes internationales comme Shenzhen (Chine), Dubaï (EUA) et Bangalore (Inde).

Avec les avancées technologiques, l'océan est devenu un espace de plus en plus revendiqué pour assurer de nouvelles circulations de biens et de personnes aux caractéristiques complexes mais pour jouer aussi un rôle clé dans la mobilité des capitaux. L'urbanisation de l'océan a une histoire qui remonte à la fin du XVIe siècle avec les premiers explorateurs et la création des comptoirs commerciaux. Mais, la territorialisation de la mer a laissé place au concept de « maritimisation des terres ». dont le développement peu entraîné la formation moderne de nouveaux territoires et de nouveaux processus d'urbanisation.

Informations complémentaires

Notes et références

  1. M. R. Marvel, 2013, "Human Capital and Search-Based Discovery: A Study of High-Tech Entrepreneurship", Entrepreneurship Theory and Practice, Vol 37, n°2, pp403-419
  2. A. Fayolle, 1994, "La trajectoire de l'ingénieur entrepreneur", Revue Française de Gestion, n°101, pp113-124
  3. Iyinoluwa "E" Aboyeji est le co-fondateur de Flutterwave, une société de solutions de paiement qui est soutenue par Y Combinator, et par Andela, un accélérateur de talents basé à New York avec des campus au Nigeria, au Ghana et Kenya qui recrutent aussi des développeurs de logiciels.

Bibliographie sur le technopreneur

  • 1972,
    • K. P. Draheim, "Technical entrepreneurship: a symposium", Milwaukee : Center for Venture Management
    • J. L. Komives, "A preliminary study of the personal values of high technology entrepreneurs", In: A. Cooper, J. Komives, dir., "Technical entrepreneurship: A symposium", Milwaukee, WI: Center for Venture Management
  • 1973, A. C. Cooper, "Technical entrepreneurship: what do. we. know?", R. &. D Management, Vol 3, n°2, février
  • 1977, P. Braden, "Technical Entrepreneurship", University of Michigan, Ann Arbor, MI
  • 1984, M. J. C. Martin, "Managing technological innovation & entrepreneurship", Reston, VA: Reston Publishing Company
  • 1999, M. W. Cardullo, "Technology Entrepreneuries", Baldock, Herts: Research Studies Press Ltd.
  • 2000, Check-teck Foo, Check-tong Foo, "Socialization of technopreneurism: Towards symbiosis in corporate innovation and technology strategy", Technovation, Vol 20, pp551-562
  • 2003, R. P. Oakey, "Technical entrepreneurship in high technology small firms: some observations on the implication for management”. International Journal of Innovation Management, vol 5, pp15-27
    • Repris In, Technovation, 23 (8), pp679–688
  • 2004, Sankaran Venkataraman, "Regional transformation through technological entrepreneurship", Journal of Business Venturing, Vol 19, pp153-167
  • 2007, G. T. Lumpkin, M. R. Marvel, "Technology entrepreneurs’ human capital and its effects on innovation radicalness", Entrepreneurship Theory and Practice, Vol 31, pp807-828
  • 2011, J. Matthews, K. Mohannak, "Managing specialised knowledge in technopreneurial firms: Evidence from Australian SMEs", Journal of Knowledge Management Practice, 12(4), pp1-10
  • 2016, J. J. M. Ferreira, F. A. F. Ferreira, C. Fernandes, M. S. Jalali, M. L. Raposo, C. S. Marques, "What Do We [Not] Know about Technology Entrepreneurship Research?", International Entrepreneurship and Management Journal, 12 (3), pp713–733



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