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René de Laportalière

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René de Laportalière
pamphlétaire, essayiste

Dates Né en 1939
RenédeLaportalière.jpg
Tendance libertarien
Origine France France
Articles internes Autres articles sur René de Laportalière

Citation « Le type qui vous vole dans la rue ne vous fait pas la morale ; le drame avec un homme de l’Etat est qu’il vous pique votre fric et qu’il le fait pour votre bien. »
inter lib.org sur René de Laportalière

René de Laportalière, né en 1939, est un homme d’affaires et publiciste français libertarien.

Présentation

Il est diplômé de Sciences-Po, puis de l’Ecole de cavalerie de Saumur dont il sort officier. Il rejoint les Compagnies Sahariennes où il sert de 1960 à 1962. Il termine la guerre d’Algérie à la tête d’un commando de chasse composé de pisteurs chaamba. Lors du cessez-le-feu, ayant refusé le désarmement de ses hommes et leur abandon, il est relevé de son commandement et reste dans l'armée jusqu'en 1966. Il entre au Crédit Lyonnais dont il créa et dirigea le réseau Allemagne de 1970 à 1974. Il prit ensuite en charge les relations de sa banque avec les multinationales chimiques et pharmaceutiques.

De 1981 à 1984, il milite au RPR, cofonde et anime le RPR Banques destiné à s’opposer à la distribution politique du crédit menaçant entre autres les entreprises de presse[1]. En 1984, il quitte le Crédit Lyonnais et le RPR pour se consacrer à plein temps à l’opération Printemps 86. Ce « groupe privé de production politique » prépare, clés en mains, les 90 premiers jours d’un gouvernement libéral. Sont issus de ses travaux les deux principales ordonnances du gouvernement Chirac : la première, libérant les prix et abrogeant l’ordonnance de 1945 confiant alors à l’Etat la fixation de la totalité les prix des produits et services du pays; la seconde, privatisant les banques, compagnies d’assurance et groupes industriels nationalisés en 1945 sous le général de Gaulle et en 1981 par François Mitterrand.

Il quitte alors la politique et rejoint le milliardaire franco-anglais Jimmy Goldsmith et devient Administrateur-Directeur Général du Groupe Express. Suite au désengagement de la France de Goldsmith, il quitte l’Express et prend la présidence de Liberté Services SA. Créé sur des bases marchandes, la société avait pour objet pour le compte de clients de faire tomber les barrières étatiques s’opposant à leur entrée sur les marchés. En s’appuyant sur le droit, notamment européen et l’appel à l’opinion publique furent alors attaqués nombre de monopoles et de règlementations publiques.

Disciple de Frédéric Bastiat et de Friedrich Hayek, il se rapproche des idées libertariennes, via Hans-Hermann Hoppe et Murray Rothbard, tout en conservant ses convictions catholiques et monarchistes. Il abandonne l’idée de la conservation d’un état minimal pour se rallier à la privatisation des fonctions régaliennes de sécurité et de justice[2].

En 1990, il crée une société de conseil des dirigeants dans la gestion de leurs affaires personnelles (BLB Conseil), qu'il revend à ses associés en 2000 avant de se retirer dans sa propriété familiale en Ariège pour se consacrer à l’écriture, à des travaux historiques et aux chemins de saint Jacques de Compostelle. A ce titre, il créera et présidera l’Association Webcompostella qui ouvrira à Santiago, un accueil pour les pèlerins francophones et signera un accord de partenariat entre l’Église de France et les associations jacquaires laïques.

Il entre en 1990, à l’Académie des Jeux Floraux de Toulouse, première société littéraire du monde occidental, dont il est actuellement le 1er Censeur.

Œuvres

  • 2007, Les Lunettes à Frédéric, ou : le Voyage au bout de l’État
    • petit livre qui contient de nombreux clins d’œil à Frédéric Bastiat, inventeur de célèbres lunettes qui permettent de « voir ce qui ne se voit pas »
  • 2008, Lettres du Sahara. (souvenirs de la guerre d'Algérie)
  • 2010, Souvenirs à Contre-courant, Atlantica, Acheter en ligne
    • Il y traverse « à contre-courant » les cinquante dernières années de la vie politique, financière, militaire et médiatique du XXe siècle, notamment la période de 1981 à 1989 qu'il a consacrée à lutter sous différentes formes contre l’État, ses interventions et ses prélèvements.

Il a aussi publié dans le Bulletin annuel de la SOCIÉTÉ ARIÉGEOISE SCIENCES LETTRES ET ARTS de nombreux travaux sur des personnalités de la famille Dusson de Bonnac (XVII° et XVIII° siècle).

Notes et références

  1. René de Laportalière, Souvenirs à contre-courant, Atlantica, 2010
  2. Les Lunettes à Frédéric, ou : le Voyage au bout de l’État

Liens externes

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