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Violeta Bajenaru

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Violeta Băjenaru-Declerck (1976-2009) était une économiste d'origine roumaine, décédée tragiquement avec 216 passagers de l'Airbus A330, le 1er juin 2009, à l'âge de 33 ans, dans un accident d'avion qui la ramenait d'un voyage professionnel du Brésil en France.

Violeta Băjenaru fut diplômée de l'Académie des relations économiques internationales en 1998. Elle a ensuite poursuivi ses études en Roumanie et en Grande-Bretagne, comme ingénieur au Polytechnic University, à Cambridge, avec un diplôme en 1999. Elle est venu effectuer sa thèse en économie au Centre d'Analyse Economique de l'Université d'Aix-Marseille III, sous la direction de Bernard Haudeville avec un sujet portant sur l'économie de la transition avec un intérêt particulier sur le rôle des entrepreneurs dans le changement institutionnel. Elle a continué ses études post-universitaires à l'Université d'Aix-Marseille III et elle a enseigné à l'université d'Angers, aux côtés de Guido Hulsmann avant de retrouver un autre poste d'enseignante-chercheuse à l'école supérieure du Bois de Nantes. Ses thèmes de recherche ont porté sur l'économie internationale, sur les marchés internationaux des matières premières, sur la gestion des risques internationaux et sur les processus et la certification du label écologique.

Violeta Băjenaru-Declerck a participé à de nombreux séminaires et a collaboré activement à deux livres, l'un avec Dumitru Miron, coordonnateur, "La politique agricole commune" en 2000, publié aux éditions ESA et l'autre portant sur une étude intitulée « Sur la spécificité de l'entrepreneuriat dans les pays en transition", publié dans un volume édité par le Professeur Mirkovic, de la Faculté d'Economie et de tourisme à l'université de Rijeka.

La transition économique des pays de l'est qui tienne compte de l'ethos compatible avec leur environnement historique et culturel

Lors de ses recherches effectuées à Aix en Provence, Violeta Bajenaru a cherché à comprendre l’hétérogénéité des résultats dans la phase de transition des différents pays de l'Europe Centrale et Orientale, d'une économie socialiste à une économie libérale[1]. Certains facteurs environnementaux comme la géographie et l’histoire sont déterminants pour comprendre l’aptitude de ces pays pour accéder à la démocratie et à l'économie de marché. Avant l’instauration du communisme, il existait des particularités nationales et régionales dans ces pays. Les institutions informelles dont parle Douglass North, qui sont le résultat d’une longue évolution, comme les mentalités, les normes non écrites et les habitudes ont été écartées du paysage institutionnelle par l'influence socialiste soviétique.

Or, Violeta Bajenaru précise que de manière générale, les institutions de type communiste furent éliminées pour être remplacées artificiellement par des institutions « d’importation ». L'échec était inévitable pour certains pays. Selon elle, les institutions formelles doivent être la traduction logique des institutions informelles. Si la population ne se reconnaît pas dans ces institutions, alors le risque d'échec est élevé confirme-t-elle. Les conditions initiales, telles que la longue période de la planification, l’indice de libéralisation en 1989, les échanges dans le cadre du CAEM, les dotations en ressources naturelles expliquent en partie l’hétérogénéité des résultats obtenus pendant la période de la transition mais, ajoute Violeta Bajenaru, il faut aller au-delà de ces aspects. La longue période de soviétisation a légué aux sociétés, un ensemble de représentations, de pratiques et des structures d’organisation typiques. L'occupation, si elle n'était pas militaire, a imprégné les consciences collectives, c'est-à-dire une forme de lavage de cerveau pratiqué par les agents du socialisme, vis-à-vis des valeurs éthiques de la richesse, de l’efficacité, de la responsabilité individuelle, de la prise d'initiative ou du rôle de la monnaie. Par conséquent, Violeta Bajenaru conclut en indiquant que Le vrai défi de la transition passe par le rétablissement d'un nouvel ethos, en modifiant rapidement cet ensemble de « référentiels », sans l'éliminer pour autant, afin d'assimiler une éthique qui soit compatible avec celle de l'économie de marché.

Bibliographie

Liens externes


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  1. "La spécificité de l’ethos, le changement institutionnel et la construction des institutions formelles dans les pays de l’Europe Centrale et Orientale"], Working Paper de Violeta Bajenaru au Centre d'analyse Economique d'Aix en Provence