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Un motvirus, ou "mot-virus", utilise un mot anodin dont l'utilisation dans un contexte choisi, véhicule subrepticement un sous-entendu qui détruit une autre idée, un autre concept, une autre valeur. Ce terme "mot-virus" a été inventé par [[François Guillaumat]].  
Un motvirus, ou "mot-virus", ou mot-piège, utilise un mot anodin dont l'utilisation dans un contexte choisi, véhicule subrepticement un sous-entendu qui détruit une autre idée, un autre concept, une autre valeur. Ce terme "mot-virus" a été inventé par [[François Guillaumat]].  


L'[http://fr.liberpedia.org/Anti-concept anti-concept] fut une invention linguistique de [[Ayn Rand]]. Un '''motvirus''' est différent d'un anti-concept. le pluriel de motvirus est des motvirus.
L'[http://fr.liberpedia.org/Anti-concept anti-concept] fut une invention linguistique de [[Ayn Rand]]. Un '''motvirus''' est différent d'un anti-concept. le pluriel de motvirus est des motvirus.


==exemples de motvirus==
==Exemples de motvirus==
Un homme politique explique parfois aux citoyens que le gouvernement n'aurait pas été suffisamment "pédagogue". Le mot "pédagogie" véhicule le message qu'il existerait un enseignant et
Un homme politique explique parfois aux citoyens que le gouvernement n'aurait pas été suffisamment "pédagogue". Le mot "pédagogie" véhicule le message qu'il existerait un enseignant et
un ignorant. Ce motvirus véhicule aussi que ce qui serait ainsi "enseigné" serait un dogme qui ferait l'unanimité parmi les "sachants". Celui qui est en désaccord a le choix entre deux sentiments. Soit il est un exclus du savoir, soit il est un ignorant qui s'ignore comme tel. Un homme politique qui utilise le mot "pédagogie" pour justifier ses erreurs souhaite que ses auditeurs jugent que ses contradicteurs sont des imbéciles.
un ignorant. Ce motvirus véhicule aussi que ce qui serait ainsi "enseigné" serait un dogme qui ferait l'unanimité parmi les "sachants". Celui qui est en désaccord a le choix entre deux sentiments. Soit il est un exclus du savoir, soit il est un ignorant qui s'ignore comme tel. Un homme politique qui utilise le mot "pédagogie" pour justifier ses erreurs souhaite que ses auditeurs jugent que ses contradicteurs sont des imbéciles.
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"[[protectionnisme]]" est un motvirus. Le protectionnisme instaure des droits de douanes sur certaines marchandises. Le protectionnisme renchérit le prix des marchandises pour les clients. Mais, hormis l'État, il est impossible de prédire, ni de dire, quels seraient les bénéficiaires de ces droits de douanes. Le protectionnisme est contraire à la protection des salariés et contraire à l'intérêt des entreprises prétendument protégée, du moins à moyen terme. Le mot "protectionnisme" est ainsi un bon motvirus. D'emblée, il semble être destiné à protéger. En fait, le protectionnisme détruit de la richesse nette sans protéger les catégories sociales que l'État disait vouloir protéger.
"[[protectionnisme]]" est un motvirus. Le protectionnisme instaure des droits de douanes sur certaines marchandises. Le protectionnisme renchérit le prix des marchandises pour les clients. Mais, hormis l'État, il est impossible de prédire, ni de dire, quels seraient les bénéficiaires de ces droits de douanes. Le protectionnisme est contraire à la protection des salariés et contraire à l'intérêt des entreprises prétendument protégée, du moins à moyen terme. Le mot "protectionnisme" est ainsi un bon motvirus. D'emblée, il semble être destiné à protéger. En fait, le protectionnisme détruit de la richesse nette sans protéger les catégories sociales que l'État disait vouloir protéger.


==motvirus utilisés par l'État==
==Motvirus utilisés par l'État==
L'État agit en volant la moitié de l'argent du peuple pour lui en redistribuer une partie. L'État tente de justifier son action prédatrice par une fabrication systématique d'illusions. La fabrication de motvirus est un des moyens utilisés par l'État pour tromper le peuple.
L'État agit en volant la moitié de l'argent du peuple pour lui en redistribuer une partie. L'État tente de justifier son action prédatrice par une fabrication systématique d'illusions. La fabrication de motvirus est un des moyens utilisés par l'État pour tromper le peuple.


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"mandat électif" est un motvirus. Un [[mandat]] est un contrat par lequel le mandant autorise le mandataire à agir en son nom et sous certaines conditions. Par exemple, on mandate son voisin pour recevoir une lettre recommandée. Un "mandat électif" est juridiquement différent d'un "mandat". Il n'existe pas de relation mandat-mandataire, au sens du Code Civil, entre un électeur et un élu. Les rédacteurs du Code Electoral décrivent le mandat électif sans dire explicitement quel en serait le mandant. Néanmoins, le législateur précise que c'est l'État qui définit le mandat, qui définit l'organisation de la votation, qui définit le salaire de l'élu, qui définit les limites de ce "mandat électif". L'État est ainsi le véritable mandant de l'élu dans un mandat électif. Et non pas le peuple.
"mandat électif" est un motvirus. Un [[mandat]] est un contrat par lequel le mandant autorise le mandataire à agir en son nom et sous certaines conditions. Par exemple, on mandate son voisin pour recevoir une lettre recommandée. Un "mandat électif" est juridiquement différent d'un "mandat". Il n'existe pas de relation mandat-mandataire, au sens du Code Civil, entre un électeur et un élu. Les rédacteurs du Code Electoral décrivent le mandat électif sans dire explicitement quel en serait le mandant. Néanmoins, le législateur précise que c'est l'État qui définit le mandat, qui définit l'organisation de la votation, qui définit le salaire de l'élu, qui définit les limites de ce "mandat électif". L'État est ainsi le véritable mandant de l'élu dans un mandat électif. Et non pas le peuple.
==Une liste de motvirus ayant des connotations idéologiques et dont le sens a été détourné ou dégradé==
*Economie :
[[Développement durable]]
[[Décroissance]]
*Assurance :
[[Sécurité sociale]]
*Environnement :
[[Réchauffement climatique]]
[[Refroidissement climatique]]

Version du 18 mars 2010 à 19:09

Un motvirus, ou "mot-virus", ou mot-piège, utilise un mot anodin dont l'utilisation dans un contexte choisi, véhicule subrepticement un sous-entendu qui détruit une autre idée, un autre concept, une autre valeur. Ce terme "mot-virus" a été inventé par François Guillaumat.

L'anti-concept fut une invention linguistique de Ayn Rand. Un motvirus est différent d'un anti-concept. le pluriel de motvirus est des motvirus.

Exemples de motvirus

Un homme politique explique parfois aux citoyens que le gouvernement n'aurait pas été suffisamment "pédagogue". Le mot "pédagogie" véhicule le message qu'il existerait un enseignant et un ignorant. Ce motvirus véhicule aussi que ce qui serait ainsi "enseigné" serait un dogme qui ferait l'unanimité parmi les "sachants". Celui qui est en désaccord a le choix entre deux sentiments. Soit il est un exclus du savoir, soit il est un ignorant qui s'ignore comme tel. Un homme politique qui utilise le mot "pédagogie" pour justifier ses erreurs souhaite que ses auditeurs jugent que ses contradicteurs sont des imbéciles.

Le mot "islamophobe" est un motvirus. Son seul emploi à l'adresse d'un adversaire politique vise à discréditer le soi-disant "islamophobe" comme étant qui aurait en lui une haine de l'islam.

De même le mot "homophobe" est un motvirus. Dans un contexte médiatique, un "homophobe" aurait en lui une haine contre les homosexuels.

"protectionnisme" est un motvirus. Le protectionnisme instaure des droits de douanes sur certaines marchandises. Le protectionnisme renchérit le prix des marchandises pour les clients. Mais, hormis l'État, il est impossible de prédire, ni de dire, quels seraient les bénéficiaires de ces droits de douanes. Le protectionnisme est contraire à la protection des salariés et contraire à l'intérêt des entreprises prétendument protégée, du moins à moyen terme. Le mot "protectionnisme" est ainsi un bon motvirus. D'emblée, il semble être destiné à protéger. En fait, le protectionnisme détruit de la richesse nette sans protéger les catégories sociales que l'État disait vouloir protéger.

Motvirus utilisés par l'État

L'État agit en volant la moitié de l'argent du peuple pour lui en redistribuer une partie. L'État tente de justifier son action prédatrice par une fabrication systématique d'illusions. La fabrication de motvirus est un des moyens utilisés par l'État pour tromper le peuple.

Le Principe de précaution est un autre motvirus. Par ce principe, l'État s'autorise à interdire des activités dont il est impossibles de prouver qu'elles nuiraient a qui que ce soit. Bien pire, ce Principe autorise l'État à engager des budgets pour des causes sans aucun fondement ayant un début de preuve. C'est le retour de l'arbitraire de l'État, le retour du pouvoir absolu de l'État. Ce principe conduit l'État à prendre des décisions irresponsables et sans aucun fondement valable. Un tel comportement est dangereux. C'est tout le contraire de la prudence et de la précaution.

"Trésor Public" est un motvirus. Ce mot évoque un "trésor", lequel "trésor" appartiendrait au "public". Et le "public" serait un peu "tout le monde". Une telle propriété collective est impensable. Elle n'existe que dans les rêves de ceux qui refusent de raisonner en termes juridiques de droit de propriété. Le prétendu "Trésor" est un butin volé aux contribuables. Et ce butin n'est pas "public". Cet argent du "Trésor Public" appartient à l'État, pas au "public".

"mandat électif" est un motvirus. Un mandat est un contrat par lequel le mandant autorise le mandataire à agir en son nom et sous certaines conditions. Par exemple, on mandate son voisin pour recevoir une lettre recommandée. Un "mandat électif" est juridiquement différent d'un "mandat". Il n'existe pas de relation mandat-mandataire, au sens du Code Civil, entre un électeur et un élu. Les rédacteurs du Code Electoral décrivent le mandat électif sans dire explicitement quel en serait le mandant. Néanmoins, le législateur précise que c'est l'État qui définit le mandat, qui définit l'organisation de la votation, qui définit le salaire de l'élu, qui définit les limites de ce "mandat électif". L'État est ainsi le véritable mandant de l'élu dans un mandat électif. Et non pas le peuple.

Une liste de motvirus ayant des connotations idéologiques et dont le sens a été détourné ou dégradé

  • Economie :

Développement durable

Décroissance

  • Assurance :

Sécurité sociale

  • Environnement :

Réchauffement climatique

Refroidissement climatique