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Différences entre les versions de « Hypogroupe »
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Cette organisation particulière correspond à une volonté manifeste d'un chef d'entreprise propriétaire du capital (individuel ou familial) cumulant les fonctions de manager | Cette organisation particulière correspond à une volonté manifeste d'un [[entrepreneur|chef d'entreprise]], propriétaire du capital (individuel ou familial), cumulant les fonctions de manager, d'adopter une stratégie alternative à une entreprise monojuridique et de privilégier un développement des petites entreprises quasi-indépendantes. A l'instar des firmes multinationales qui se développent en filiales<ref>* T. Kostova et K. Roth, [[2002]], “Adoption of an Organizational Practice by Subsidiaries of Multinational Corporations”, Academy of Management Journal, 45(1), pp215-233</ref>, l'hypogroupe s'organise dans un champ géographique moindre mais tout aussi efficace. Il n'en subsiste pas moins qu'il existe des conséquences en termes de contrôle interne ou externe. | ||
La trajectoire personnelle du dirigeant-propriétaire influence le [[sentier de dépendance]] de chacune des entreprises constituant l'hypogroupe ainsi que de la holding, elle-même. Il apparait que ces structures sont relativement stables et pérennes dans le temps même si l'avantage concurrentiel du corporate n'est pas évident. | La trajectoire personnelle du dirigeant-propriétaire influence le [[sentier de dépendance]] de chacune des entreprises constituant l'hypogroupe ainsi que de la holding, elle-même. Il apparait que ces structures sont relativement stables et pérennes dans le temps même si l'avantage concurrentiel du corporate n'est pas évident. | ||
Ce mode d'organisation est de plus en plus adopté en France. L'INSEE en dénombrait 726 en [[1987]], 22174 en [[2003]] et 37151 en [[2006]]. L'intensification de la sous-traitance ou l'internationalisation de l'activité peuvent expliquer ce phénomène. En moyenne, l'hypogroupe est composé de 4 entreprises. Certaines études montrent que les hypogroupes emploient aujourd'hui 38 % des salariés en France. | |||
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* [[1991]], Michel Marchesnay, De l’hypofirme à l’hypogroupe.Naissance, connaissance, reconnaissance, Les Cahiers du LERASS. Recherches en Sciences de la Société, n°23, mai | * [[1991]], Michel Marchesnay, De l’hypofirme à l’hypogroupe. Naissance, connaissance, reconnaissance, Les Cahiers du LERASS. Recherches en Sciences de la Société, n°23, mai | ||
* [[1997]], Caroline Debray, Structures et Stratégies de l'hypogroupe, Thèse NR Doctorat ès Sciences de Gestion, Université Montpellier I | * [[1997]], Caroline Debray, Structures et Stratégies de l'hypogroupe, Thèse NR Doctorat ès Sciences de Gestion, Université Montpellier I |
Version du 20 février 2016 à 10:43
L'hypogroupe est un groupe ou holding au sens juridique et financier du terme, constitué de petites voire de toutes petites entreprises dont l'effectif, pour chacune d'entre elles, est inférieur à 50 salariés.
Cette organisation particulière correspond à une volonté manifeste d'un chef d'entreprise, propriétaire du capital (individuel ou familial), cumulant les fonctions de manager, d'adopter une stratégie alternative à une entreprise monojuridique et de privilégier un développement des petites entreprises quasi-indépendantes. A l'instar des firmes multinationales qui se développent en filiales[1], l'hypogroupe s'organise dans un champ géographique moindre mais tout aussi efficace. Il n'en subsiste pas moins qu'il existe des conséquences en termes de contrôle interne ou externe.
La trajectoire personnelle du dirigeant-propriétaire influence le sentier de dépendance de chacune des entreprises constituant l'hypogroupe ainsi que de la holding, elle-même. Il apparait que ces structures sont relativement stables et pérennes dans le temps même si l'avantage concurrentiel du corporate n'est pas évident.
Ce mode d'organisation est de plus en plus adopté en France. L'INSEE en dénombrait 726 en 1987, 22174 en 2003 et 37151 en 2006. L'intensification de la sous-traitance ou l'internationalisation de l'activité peuvent expliquer ce phénomène. En moyenne, l'hypogroupe est composé de 4 entreprises. Certaines études montrent que les hypogroupes emploient aujourd'hui 38 % des salariés en France.
Notes et références
Bibliographie
- 1991, Michel Marchesnay, De l’hypofirme à l’hypogroupe. Naissance, connaissance, reconnaissance, Les Cahiers du LERASS. Recherches en Sciences de la Société, n°23, mai
- 1997, Caroline Debray, Structures et Stratégies de l'hypogroupe, Thèse NR Doctorat ès Sciences de Gestion, Université Montpellier I