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Félix Esquirou de Parieu

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Né à Aurillac en 1815 et mort à Paris en 1893, Félix Esquirou de Parieu est un homme d'État et économiste libéral français du XIXe siècle. Avocat de formation, il est successivement député, ministre de l'Instruction publique et des Cultes (1849-1851), puis vice-président du Conseil d'État sous le Second Empire (1855-1870). Membre de l'Académie des sciences morales et politiques, il est surtout connu comme le principal artisan de l'Union monétaire latine de 1865 et comme l'un des précurseurs de la construction européenne, ayant proposé dès 1870 la création d'une monnaie unique appelée « Europe ».

Un libéral au sein des institutions

Félix Esquirou de Parieu a mené une carrière politique de premier plan sous le Second Empire, étant tour à tour député, ministre de l'Instruction publique et des Cultes (1849-1850), puis vice-président du Conseil d'État pendant dix-sept ans. Son alignement politique se situe clairement à droite, il est d'ailleurs qualifié de "droite monarchiste", et il se rallie au coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte.

Un libéral en économie

Son libéralisme économique ne fait guère de doute. Il fut l'un des plus éminents spécialistes français des questions monétaires et l'artisan principal de l'Union monétaire latine (1865), qu'il présida. Dans cette fonction, ses objectifs étaient résolument libre-échangistes.

Comme le souligne une source spécialisée, il "a représenté les idées libérales" et les conférences monétaires qu'il organisa étaient "le résultat de facteurs économiques liés au développement de libre-échange"[1].

Un libéral visionnaire et fédéraliste

Le trait le plus original de Parieu est sa vision européenne. Dès 1865, il exprima l'intention de transformer l'Union latine en une "circulation monétaire uniforme pour toute l'Europe". En 1870, il publia ses Principes de science politique, dans lesquels il décrivait un cadre fédéral : une "Union européenne" dirigée par une "Commission européenne" et un "Parlement européen".

Pour lui, cette Union devait "prévenir d'autres guerres européennes" et constituer un "prélude aux fédérations pacifiques du futur". Il déclara devant un Sénat impérial sceptique : "Dans l'histoire de l'humanité, l'utopie généreuse d'hier peut être transformée en une création pratique et faisable de demain".

Publications

  • 1844, "Étude sur la pratique dorée", Paris: Au bureau de la revue
  • 1865, "La Question monétaire en France et à l’étranger", Revue contemporaine, 31 décembre
  • 1866, "L’Union monétaire de la France, de l’Italie, de la Belgique et de la Suisse : le Münzverein latin", Revue Contemporaine, 31 octobre
  • 1870, "Principes de la science politique", Paris
  • 1872, "La Politique monétaire en France et en Allemagne',


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