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Christoph Blocher

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Christoph Blocher

Christoph Blocher (né le 11 octobre 1940 à Schaffhouse) est un entrepreneur et homme politique libéral-conservateur suisse. Fils de pasteur, il est le septième d'une lignée de dix enfants. Membre de l'UDC (Union démocratique du centre, parti politique suisse) et de l'ASIN (Action pour une Suisse indépendante et neutre), dont il fut président de 1986 à 2003, il est aussi leur figure emblématique. Il siège au Conseil fédéral (gouvernement suisse) de 2004 à 2007 en tant que chef du DFJS (Département fédéral de justice et police). Titulaire d'un doctorat de droit, il a fait fortune dans les années 1970-1980 en rachetant et en redressant l'entreprise de chimie EMS-Chemie Holding AG (employé sans le sou, il doit au début hypothéquer tout ce qu'il possède et emprunter aux banques).

Ses points de vue politiques sont relativement libéraux, en faveur d'une diminution du poids de l'État, avec cependant des tendances de droite conservatrice classique : protectionnisme (particulièrement dans le domaine agricole), politique stricte en matière de sécurité et d'immigration, etc.

Populaire dans les cantons alémaniques, il est une des têtes de turc de l'intelligentsia francophone, qui le considère comme un extrémiste.

Citations

  • Mais nous, nous avons une autre question à nous poser : comment pouvons-nous mettre fin au pillage organisé par l'État des citoyennes et des citoyens ainsi que des entreprises ? Comment pouvons-nous stopper le constant bradage de notre indépendance et de notre liberté ?
  • Si nous voulons préserver la liberté des Suisses, il faut limiter le pouvoir des politiciens.
  • Je n'aurais jamais cru que le mépris du peuple, le mépris de la démocratie directe, puissent être aussi profonds au sein de la « classe politique ».
  • L'esprit de rébellion est au coeur du combat pour la liberté. En fait, Guillaume Tell est un être apolitique et non un révolutionnaire qui veut imposer au monde une certaine idéologie. Il aimerait qu'on le laisse tranquille et aller où bon lui semble, ainsi qu'il le concède à tous les autres.
  • L'État ne doit pas se comporter comme un instituteur, qui dicte aux gens, comme à des gamins, ce qu'ils ont à faire et les plaisirs auxquels ils peuvent aspirer, qui contrôle leurs pensées, les traîne en justice pour leurs opinions, prélève cinquante pour cent de leurs revenus privés sous forme d'impôts, criminalise le tir sportif, interdit la fumée, limite la publicité, érige la procréation en thème politique, étatise l'éducation, impose le transfert de la route au rail, délègue les droits populaires à des autorités, soustrait la santé publique aux lois du marché, intervient sans y être invité dans des conflits étrangers, qui, en bref, restreint la liberté de ses citoyens à un point tel qu'ils se sentent prisonniers d'une camisole de force.
  • Celui qui est contraint de se montrer solidaire en devant constamment s'acquitter d'impôts, de redevances et de taxes croissants, ne deviendra sans doute pas plus social, mais de plus en plus rebelle et égoïste. Ce n'est pas par hasard que dans les pays de l'Est communistes avec leur prétendue « justice sociale », on trouvait un égoïsme individuel difficilement égalable. Ce n'est pas non plus par hasard si, dans les sociétés plus ou moins libérales, les dons récoltés pour des oeuvres de charité sont les plus abondants.

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