Vous pouvez contribuer simplement à Wikibéral. Pour cela, demandez un compte à adminwiki@liberaux.org. N'hésitez pas !


Émile Acollas

De Wikiberal
Aller à la navigation Aller à la recherche

Émile Acollas, était professeur de droit civil à l'université de Berne pendant les années 1850 et 1860. Baudouin Bouckaert [1] estime qu'il était presque libertarien. Il fut nommé doyen de la Faculté de Droit de Paris par la Commune. Il resta néanmoins en Suisse jusqu'à la fin de cette épisode. Plus tard, il fut nommé chevalier de la Légion d'Honneur et inspecteur général des établissements pénitentiaires. Hélas, il se donna volontairement la mort.

Émile Acollas était membre de la Société d'économie politique et de la société d'anthropologie de Paris. Pendant les années 1866-1867, il présidait un comité d'étude ayant pour but la refonte du droit civil plus individualiste et libéral. Dans ce comité, figuraient d'autres juristes et économistes aux sensibilités libérales tels Jules Favre, Jules Simon, Étienne Vacherot, Joseph Garnier, Jean-Gustave Courcelle-Seneuil et Jules Ferry. Reprochant au code romain de ne pas avoir de fondement philosophique, dans la même veine,

Émile Acollas critique le code Napoléon qui risque de scléroser la vie juridique de la société civile par des textes immobiles et rapidement surannés. Il critique le monopole de l'Etat sur l'éducation universitaire qui a conduit à un esprit servile et légiste de la science juridique. Pour éclairer cette défaillance du Droit, Baudouin Bouckaert le cite pour en marquer hélas sa permanence : « l'enseignement officiel du droit ramène toute la science à l'art d'interpréter grammaticalement les textes, de les combiner, de les opposer, d'en faire surgir des controverses ; il encense les textes, parce qu'ils sont des textes ; ils ne s'enquiert ni des principes, ni des fins du droit »[2]

Sucesseur de John Locke, il fonde la moralité du Droit de propriété dans le travail. "Avant quelque appropriation tous les biens sont considérés comme des « res nullius ». L'activité personnelle et productive fait sortir un bien particulier de « la communauté négative » et le fait entrer dans le domaine du producteur. Le bien est devenu un élément intégral de sa personnalité praxéologique"[3].


Notes et références

  1. Baudouin Bouckaert, 1987, La tradition juridique en France pendant le 19e siècle : libérale ou étatiste ?, In: Henri Lepage et Serge Schweitzer, dir., De l'ancienne économie à la nouvelle économie, Librairie de l'Université, Aix-en-Provence, pp35-46
  2. Émile Acollas, La moralité du Droit, pLXIX
  3. Baudouin Bouckaert, 1987, La tradition juridique en France pendant le 19e siècle : libérale ou étatiste ?, In: Henri Lepage et Serge Schweitzer, dir., De l'ancienne économie à la nouvelle économie, Librairie de l'Université, Aix-en-Provence, p44

Publications

  • 1866, Nécessité de refondre l'ensemble de nos codes au point de vue de l'idée démocratique
  • 1885, La déclaration des droits de l'homme de 1793 commentée



5179-pittux-Stylo.png Accédez d'un seul coup d’œil au portail des grands auteurs et penseurs du libéralisme.