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G. K. Chesterton

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Gilbert Keith Chesterton (1874-1936), souvent désigné sous ses initiales G.K. Chesterton, était un écrivain, penseur et journaliste britannique. Connu pour son esprit vif, son humour paradoxal et sa plume incisive, G. K. Chesterton a abordé une grande variété de sujets, allant de la littérature à la religion en passant par la politique. Il est notamment célèbre pour ses œuvres de fiction, telles que les enquêtes du détective amateur Father Brown, ainsi que pour ses essais sur la philosophie, la théologie et la politique. En tant que figure influente du mouvement distributiste et fervent catholique converti, il a laissé un héritage intellectuel riche et diversifié qui continue d'inspirer et de fasciner les lecteurs du monde entier.

Influence de l'héritage libéral sur G. K. Chesterton

  • . Origines familiales et classe sociale de Chesterton. Gilbert Keith Chesterton est né dans une famille de la classe moyenne à Londres en 1874. Son père, Edward Chesterton, était un courtier en immobilier, et sa mère, Marie Louise Grosjean, était la fille d'un négociant en vin. Cette appartenance à la classe moyenne a influencé les perspectives de Chesterton sur la société et la politique, l'exposant aux idées libérales qui caractérisaient souvent les classes éduquées de l'époque.
  • . Éducation et formation intellectuelle au Balliol College. Chesterton a reçu une éducation libérale, marquée par son passage au Balliol College, l'un des collèges les plus prestigieux d'Oxford. Là, il a été exposé à une variété d'idées politiques et philosophiques, contribuant à forger sa pensée critique et son engagement envers les idéaux libéraux tels que la liberté individuelle, la démocratie et les droits de l'homme.
  • . Amitié et collaboration avec Hilaire Belloc. Une influence majeure sur les convictions politiques de Chesterton fut son amitié et sa collaboration avec Hilaire Belloc, un écrivain et homme politique catholique français. Ensemble, ils ont développé et promu le mouvement distributiste, une philosophie économique et sociale qui prônait la répartition équitable de la propriété et la décentralisation du pouvoir, des idées souvent annexées au libéralisme.
  • . Critique du parti libéral anglais tout en se considérant comme un libéral. Malgré ses critiques acerbes du parti libéral anglais et de certaines de ses politiques, Chesterton s'identifiait toujours comme un libéral dans l'esprit de la tradition libérale classique. Il croyait en la primauté de la liberté individuelle, en la valeur de la démocratie et en la nécessité d'une société juste et égalitaire, des principes qui résonnaient avec les idéaux libéraux du XIXe siècle.

Opposition au nouveau libéralisme

  • . Participation à la publication des Essays on Liberalism. G. K. Chesterton s'est opposé au nouveau libéralisme en contribuant à la publication d'Essays on Liberalism en 1929. Ce recueil d'essais a réuni plusieurs penseurs libéraux qui critiquent les déviations du libéralisme classique et mettaient en garde contre les tendances interventionnistes croissantes de l'État.
  • . Rejet du credo libéral classique par le parti libéral anglais. G. K. Chesterton a vivement critiqué le parti libéral anglais pour son abandon des principes du libéralisme classique. Il dénonçait la propension du parti à adopter des politiques interventionnistes et à sacrifier les libertés individuelles au nom du progrès social, s'éloignant ainsi des idéaux de liberté et de responsabilité individuelle chers au libéralisme traditionnel.
  • . Défense de l'économie de marché et de la propriété privée. G. K. Chesterton a défendu l'économie de marché et la propriété privée comme des piliers fondamentaux de la liberté individuelle et de la prospérité économique. Il a critiqué les politiques étatiques excessives qui menaçaient ces institutions, mettant en garde contre les dangers d'une intervention excessive de l'État dans l'économie et la vie des citoyens.

Positions politiques

  • . Engagement en politique étrangère
. Réaction à la guerre contre les Boers. G. K. Chesterton a critiqué la guerre contre les Boers menée par l'Empire britannique à la fin du XIXe siècle. Il a dénoncé cette guerre comme une manifestation de l'impérialisme et a exprimé son soutien aux Boers dans leur lutte pour l'indépendance contre la Grande-Bretagne.
. Adhésion au journal The Speaker et critique du militarisme. En tant que rédacteur en chef adjoint du journal The Speaker, G. K. Chesterton a utilisé sa plate-forme pour critiquer le militarisme et promouvoir la paix. Il a dénoncé les politiques impérialistes agressives qui menaient à des conflits internationaux et a plaidé en faveur d'une diplomatie plus pacifique.
  • . Singularité au sein du mouvement anti-impérialiste
. Soutien aux Boers et critique des socialistes fabiens. G. K. Chesterton s'est distingué au sein du mouvement anti-impérialiste en soutenant ouvertement les Boers, en Afrique du sud, dans leur lutte contre l'impérialisme britannique. Contrairement aux socialistes fabiens et à d'autres intellectuels de l'époque, il n'a pas hésité à condamner l'impérialisme britannique comme une menace pour la liberté et la justice.
. Rejet de l'impérialisme britannique comme ennemi de la liberté. Pour G. K. Chesterton, l'impérialisme britannique représentait une menace pour la liberté et l'autonomie des peuples opprimés. Il a critiqué la politique expansionniste de la Grande-Bretagne comme étant contraire aux principes de démocratie et de respect des droits des peuples colonisés.
  • . Plaidoyer pour un patriotisme local et pour la démocratie dans des petits territoires. Dans son roman "The Napoleon of Notting Hill" (1904), G. K. Chesterton a illustré son plaidoyer pour un patriotisme local et pour la démocratie dans de petits territoires. Il a imaginé un Londres divisé en petits quartiers indépendants, chacun avec son propre gouvernement et ses propres lois, mettant en avant l'idée de la souveraineté locale et de l'autonomie politique. Il a idéalisé les communautés locales en prônant leur autonomie politique comme un moyen de préserver la liberté individuelle et de contrer les tendances centralisatrices du gouvernement. Il a défendu l'idée que les petites communautés étaient mieux équipées pour prendre des décisions qui affectent directement leur vie quotidienne, plutôt que de dépendre d'un gouvernement centralisé distant et bureaucratique.

Informations complémentaires

Publications

  • 1908, "Why I Am Not a Socialist", The New Age, 4 janvier 1908
    • Repris en 1981, "Why I Am Not a Socialist", The Chesterton Review, Vol VII, Aug.
  • 1935, "Saint Thomas, version française de Maximilien Vox", Paris: Plon (préface de P. Gillet, Maître général de l'Ordre de saint Dominique)
  • 1943, "St. Thomas Aquinas", London: Hodder and Stoughton, Ltd., St. Paul's House, E.C. 4
  • 1949, "Selected Essays", London: Methuen
  • 1977, "Saint Thomas du Créateur", Paris: Dominique Martin Morin (traduction Antoine Barrois)
  • 1986, "What's Wrong with the World. The Collected Works of G. K. Chesterton", San Francisco: Ignatius Press, Vol 4

Littérature secondaire

  • 1944, Maisie Ward, "Gilbert Keith Chesterton", Sheed and Ward
  • 1977, Margaret Canovan, "G. K. Chesterton. Radical Populist", Harcourt Brace Jovanovich