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=== Socialisme et communisme === | === Socialisme et communisme === | ||
Il faut noter que pour Marx et les marxistes le terme | Il faut noter que pour Marx et les marxistes le terme socialisme sert parfois à désigner l'abolition du [[capitalisme]] et de l'État bourgeois grâce à la socialisation des moyens de production (socialisme au sens fort, aujourd'hui défendu par les communistes), même si dans le vocable marxien il sera délaissé, à partir de 1848, au profit de celui de [[communisme]], socialisme venant alors désigner d'autres formes de pensées crypto-communistes ou encore une phase transitoire avant l'avènement du communisme. Dû à ce flottement, ou quand on désire appuyer sur leur origine conceptuelle commune (comme ce sera ici le cas), socialisme et communisme ne sont pas dissociés (usage large). | ||
Les socio-démocrates, nés du schisme du révisionnisme de Bernstein au début du | Les socio-démocrates, nés du schisme du révisionnisme de Bernstein au début du XX<sup>e</sup> siècle, regroupés aujourd'hui dans les partis dit socialistes, y verront un moyen, par intervention directe ou indirecte de l'État, de limiter (sens faible) des maux qu'ils considèrent causés par le capitalisme et des marchés qui en sont le modus operandi (usage restreint). | ||
Qu'un socialiste au sens faible devienne nécessairement (comme le prévoyaient des libéraux comme Hayek) un socialiste au sens fort, c'est-à-dire qu'il n'y ait pas, dans les faits, à long terme, de véritable différence de nature dans le socialisme mais seulement de degré, n'empêche pas que les uns et les autres ne poursuivent pas des buts légèrement différents, en croyant participer à des socialismes de natures différentes. Comme l'affirme crûment [[Ayn Rand]] : | Qu'un socialiste au sens faible devienne nécessairement (comme le prévoyaient des libéraux comme Hayek) un socialiste au sens fort, c'est-à-dire qu'il n'y ait pas, dans les faits, à long terme, de véritable différence de nature dans le socialisme mais seulement de degré, n'empêche pas que les uns et les autres ne poursuivent pas des buts légèrement différents, en croyant participer à des socialismes de natures différentes. Comme l'affirme crûment [[Ayn Rand]] : | ||
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Quand il essaye de dépasser la simple sympathie affectée et veut se donner une assise scientifique, le credo socialiste repose alors, selon [[Ludwig von Mises]], sur trois dogmes : | Quand il essaye de dépasser la simple sympathie affectée et veut se donner une assise scientifique, le credo socialiste repose alors, selon [[Ludwig von Mises]], sur trois dogmes : | ||
* la société (en fait, ceux qui la dirigent) est un être tout-puissant et omniscient qui transcende les individus ([[holisme]]), exempt de la faillibilité<ref>Cf. [[Rousseau]], Du Contrat social, chap. 2.3 : « la volonté générale est toujours droite et tend toujours à l'utilité publique. » (suit une série de restrictions qui rendent tout ceci nettement improbable, mais cela n'affecte jamais l'idéologue...)</ref> et des faiblesses humaines ; | * la société (en fait, ceux qui la dirigent) est un être tout-puissant et omniscient qui transcende les individus ([[holisme]]), exempt de la faillibilité<ref>Cf. [[Jean-Jacques Rousseau|Rousseau]], Du Contrat social, chap. 2.3 : « la volonté générale est toujours droite et tend toujours à l'utilité publique. » (suit une série de restrictions qui rendent tout ceci nettement improbable, mais cela n'affecte jamais l'idéologue...)</ref> et des faiblesses humaines ; | ||
* l'avènement du socialisme est inéluctable (par ex. thèse de « l'effondrement » du capitalisme chez Karl Marx et les marxistes); | * l'avènement du socialisme est inéluctable (par ex. thèse de « l'effondrement » du capitalisme chez Karl Marx et les marxistes); | ||
* l'idée que, comme l'Histoire est un progrès continu, passant de situations imparfaites à des situations plus parfaites ([[historicisme]]), l'avènement du socialisme est programmé depuis la nuit des temps. | * l'idée que, comme l'Histoire est un progrès continu, passant de situations imparfaites à des situations plus parfaites ([[historicisme]]), l'avènement du socialisme est programmé depuis la nuit des temps. | ||
Mises (années 1920), puis Hayek (années 1930), se sont attachés à réfuter les prétentions du socialisme à créer un ordre planifié, dans ce qu'on a appelé le [[débat sur le calcul économique en régime socialiste]] : système condamné à tâtonner | Mises (années 1920), puis Hayek (années 1930), se sont attachés à réfuter les prétentions du socialisme à créer un ordre planifié, dans ce qu'on a appelé le [[débat sur le calcul économique en régime socialiste]] : système condamné à tâtonner dans le noir à cause de la destruction du [[marché]] comme système d'évaluation de la valeur (via le système des [[prix]]), donc faute de calcul économique, il conduit les dirigeants à créer un régime nécessairement arbitraire et autoritaire, incapable, de surcroît, de produire tout ce que l'« anarchie de la production » capitaliste réussissait. | ||
===Une tragédie pour les hommes de bonne volonté=== | ===Une tragédie pour les hommes de bonne volonté=== | ||
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Malheureusement pour les véritables philanthropes, l'Histoire a montré qu'à grande échelle le socialisme, ou sa version édulcorée la [[social-démocratie]], aboutit nécessairement à une dictature politique et économique, à l'appauvrissement général, au [[totalitarisme]], sous prétexte de planification, d'égalité économique, d'élimination du capitalisme. | Malheureusement pour les véritables philanthropes, l'Histoire a montré qu'à grande échelle le socialisme, ou sa version édulcorée la [[social-démocratie]], aboutit nécessairement à une dictature politique et économique, à l'appauvrissement général, au [[totalitarisme]], sous prétexte de planification, d'égalité économique, d'élimination du capitalisme. | ||
Malgré la redondance des mises en garde, du bon chrétien anglais alerté par [[Mandeville]] dans la deuxième partie de | Malgré la redondance des mises en garde, du bon chrétien anglais alerté par [[Mandeville]] dans la deuxième partie de ''La Fable des abeilles'' à l'humaniste généreux dont Hayek (après tant d'autres) prédisait les désillusions, toujours la volonté de bien faire associée à l'incrédulité dans l'[[ordre spontané]] des [[marché]]s, a rencontré des résultats à l'exact opposé de la vision messianique ou de l'« idéal prométhéen » ([[Raymond Aron]]) sur laquelle repose l'idéologie socialiste : [[capitalisme d'État]], nouvelles inégalités (apparition d'une nomenklatura : apparatchiks en URSS, énarques en France), fin des libertés (voir l'histoire des régimes marxistes, l'Allemagne nazie). | ||
== Sa résistance aux faits == | == Sa résistance aux faits == | ||
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=== L'inconséquence et la foi aveugle === | === L'inconséquence et la foi aveugle === | ||
Grâce à l'application de stratégies de fuite en avant (nouvelle théorisation et abandon de l'ancienne sans faire de bilan ni payer l'addition) ou de la méthode Coué ( | Grâce à l'application de stratégies de fuite en avant (nouvelle théorisation et abandon de l'ancienne sans faire de bilan ni payer l'addition) ou de la méthode Coué (ça n'a pas marché, mais c'est beau, alors ça doit marcher), la plupart ne s'est pas détournée de lui, y cherchant encore une solution à la misère et à l’oppression (Id.). | ||
=== La solution par défaut === | === La solution par défaut === | ||
En absence d' | En absence « d'utopie de rechange » ([[Friedrich Hayek|Hayek]]) le socialisme serait la seule solution apparente. Soit que : | ||
# les libéraux n'aient pas su proposer un idéal véritablement humaniste du libéralisme, lui préférant (par stratégie ou par conviction) un niveau d'argumentation strictement utilitariste, | # les libéraux n'aient pas su proposer un idéal véritablement humaniste du libéralisme, lui préférant (par stratégie ou par conviction) un niveau d'argumentation strictement utilitariste, | ||
# soit que sur le marché des idées, ils aient été défaillants, partant avec un handicap puisque les socialistes se sont arrogés le | # soit que sur le marché des idées, ils aient été défaillants, partant avec un handicap puisque les socialistes se sont arrogés le « monopole du cœur ». | ||
=== | === Évolutionnisme === | ||
Pour [[Friedrich | Pour [[Friedrich Hayek]], la persistance du socialisme prend sa source dans l'exacerbation d'instincts tribaux ancestraux. Au contraire de ceux-ci, la société libre et ouverte fondée sur la [[Rule of Law]] constitue un phénomène relativement récent, qui n'a pas eu le temps d'irriguer complètement les esprits. Pour nombre d'individus, l'appartenance (et l'obéissance) à une communauté politique fermée, décrétant collectivement les buts à atteindre, continue encore aujourd'hui d'être considérée comme un modèle de société viable. En ce sens, Hayek parle du socialisme (et en particulier du [[marxisme]]) en termes de {{guil|fabrication d'une nouvelle morale [visant à] vieux instincts}}. De ce point de vue, la nouveauté du libéralisme juridique le dessert face à la fausse innovation présentée par l'idéologie socialiste qui, de son côté, n'offre rien d'autre qu'un programme littéralement réactionnaire de société close (économiquement, culturellement, spirituellement, etc.). Sur la perception négative du passage de la société close à la société de Droit, perception qui a ouvert la brèche vers le socialisme, Hayek écrit dans le tome III de Droit, législation et liberté (p. 196) : | ||
{{citation bloc | Voici où se situe le grand changement qui a engendré un ordre de société de plus en plus incompréhensible pour l'homme, et dont le maintien exigea de lui qu'il se soumette à des règles apprises, souvent à ses instincts héréditaires : ce fut lorsque l'on passa de la société de face à face, ou du moins du groupe restreint composé de membres connus et reconnaissables, à la société ouverte, abstraite, qui n'était plus soudée par des buts communs, mais seulement par l'obéissance aux mêmes règles abstraites. Ce que l'homme eut le plus de mal à comprendre, fut probablement que les seules valeurs communes d'une société ouverte et libre n'étaient pas des objectifs concrets à atteindre, mais seulement des règles de conduite abstraites admises par tous, lesquelles assuraient le maintien d'un ordre tout aussi abstrait qui procurait simplement à l'individu de meilleures perspectives de réussite dans ses initiatives, mais ne lui ouvrait aucune créance sur des biens particuliers.}} | {{citation bloc | Voici où se situe le grand changement qui a engendré un ordre de société de plus en plus incompréhensible pour l'homme, et dont le maintien exigea de lui qu'il se soumette à des règles apprises, souvent à ses instincts héréditaires : ce fut lorsque l'on passa de la société de face à face, ou du moins du groupe restreint composé de membres connus et reconnaissables, à la société ouverte, abstraite, qui n'était plus soudée par des buts communs, mais seulement par l'obéissance aux mêmes règles abstraites. Ce que l'homme eut le plus de mal à comprendre, fut probablement que les seules valeurs communes d'une société ouverte et libre n'étaient pas des objectifs concrets à atteindre, mais seulement des règles de conduite abstraites admises par tous, lesquelles assuraient le maintien d'un ordre tout aussi abstrait qui procurait simplement à l'individu de meilleures perspectives de réussite dans ses initiatives, mais ne lui ouvrait aucune créance sur des biens particuliers.}} | ||
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===Religion et socialisme=== | ===Religion et socialisme=== | ||
Bien que le socialisme collectiviste, le socialisme scientifique se targue d’origines récentes et que le [[communisme]], accomplissement du socialisme, prétende parfois remonter au début du XIX<sup> | Bien que le socialisme collectiviste, le socialisme scientifique se targue d’origines récentes et que le [[communisme]], accomplissement du socialisme, prétende parfois remonter au début du XIX<sup>e</sup> siècle, il est hors de doute que les différentes écoles socialistes comptent de nombreux précurseurs, surtout parmi les sectes chrétiennes du Moyen Âge. En France, en Allemagne, aux Pays-Bas et ailleurs ont abondé les socialistes ou communistes qui prétendaient tirer des idées évangéliques leurs idées d’égalité économique, de mise en commun de la richesse collective. Ils ont d’ailleurs des successeurs contemporains. Les épisodes historiques auxquels Albigeois, Vaudois, Anabaptistes, Niveleurs et bien d’autres encore ont attaché leur nom et dû de passer à la postérité en sont une preuve suffisante ; au temps de Cromwell, Winstanley le piocheur rédigeait une charte collectiviste. | ||
{{citation bloc | D’ailleurs, l’idée d’égalité économique a toujours persisté, latente, parmi les chrétiens hétérodoxes : c’est une tradition qui paraît remonter loin, à l’agglomération judéo-chrétienne de Jérusalem qui, au lendemain de la disparition du fondateur du christianisme, se constituait en groupement collectiviste volontaire. Légende, peut-être, qui ne ferait que prouver l’ancienneté de la tradition. Quoi qu’il en soit, la forme scientifique du collectivisme ou du communisme contemporain n’est qu’une adaptation économique à l’esprit des temps actuels du christianisme, surtout du catholicisme. Sous une terminologie différente le socialisme et le christianisme préconisent l’amour entre les hommes, tous les hommes, qu’ils appellent chacun et tous au banquet de la vie sans réclamer d’effort autre qu’une adhésion extérieure à un programme, nous allions dire l'obéissance à un credo. C’est avec raison qu’on a pu qualifier le socialisme : {{guil|la religion du fait économique}}.|[[Émile Armand]]|L’Initiation individuelle anarchiste'' (1923), partie 1.8. {{guil|Les origines du socialisme. Les précurseurs socialistes}})}} | {{citation bloc | D’ailleurs, l’idée d’égalité économique a toujours persisté, latente, parmi les chrétiens hétérodoxes : c’est une tradition qui paraît remonter loin, à l’agglomération judéo-chrétienne de Jérusalem qui, au lendemain de la disparition du fondateur du christianisme, se constituait en groupement collectiviste volontaire. Légende, peut-être, qui ne ferait que prouver l’ancienneté de la tradition. Quoi qu’il en soit, la forme scientifique du collectivisme ou du communisme contemporain n’est qu’une adaptation économique à l’esprit des temps actuels du christianisme, surtout du catholicisme. Sous une terminologie différente le socialisme et le christianisme préconisent l’amour entre les hommes, tous les hommes, qu’ils appellent chacun et tous au banquet de la vie sans réclamer d’effort autre qu’une adhésion extérieure à un programme, nous allions dire l'obéissance à un credo. C’est avec raison qu’on a pu qualifier le socialisme : {{guil|la religion du fait économique}}.|[[Émile Armand]]|L’Initiation individuelle anarchiste'' (1923), partie 1.8. {{guil|Les origines du socialisme. Les précurseurs socialistes}})}} | ||
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Il y a pourtant une différence de nature entre un petit groupe à l’utilité commune clairement identifiable et/ou s’autorégulant grâce à la connaissance personnelle de chacun des individus, et une foule d’individus abstraits ne se connaissant pas et trop divergents pour pouvoir s’accorder sinon en étant chapeautés par un monstre froid qui maintient de force l’union au nom d’une [[solidarité]] factice et de compromis — paravent hypocrite d’un jeu où chacun essaye de tirer la couverture à soi. | Il y a pourtant une différence de nature entre un petit groupe à l’utilité commune clairement identifiable et/ou s’autorégulant grâce à la connaissance personnelle de chacun des individus, et une foule d’individus abstraits ne se connaissant pas et trop divergents pour pouvoir s’accorder sinon en étant chapeautés par un monstre froid qui maintient de force l’union au nom d’une [[solidarité]] factice et de compromis — paravent hypocrite d’un jeu où chacun essaye de tirer la couverture à soi. | ||
Ce qui est vrai au niveau de la communauté nationale l'est aussi dans les rapports internationaux : si un socialiste se prétend humaniste, on s'aperçoit cependant qu'à défaut d'instaurer un régime mondial unique, les partis socialistes nationaux (pourtant regroupés dans une Internationale socialiste) défendent leur clientèle sans se soucier des autres (cf. négociations européennes, [[délocalisation]]s, [[patriotisme économique]], etc.), démentant de fait l'idée que la poursuite d'un [[intérêt général]] est possible en dehors d'une théorie de la [[violence]] réfrénée et du chantage permanent. On parlera alors, de ce point de vue, de [[social-nationalisme]] qui est une forme soft du [[national-socialisme]], épurée de toute la pseudo-science raciste. | Ce qui est vrai au niveau de la communauté nationale l'est aussi dans les rapports internationaux : si un socialiste se prétend humaniste, on s'aperçoit cependant qu'à défaut d'instaurer un régime mondial unique, les partis socialistes nationaux (pourtant regroupés dans une Internationale socialiste) défendent leur clientèle sans se soucier des autres (cf. négociations européennes, [[délocalisation]]s, [[patriotisme économique]], etc.), démentant de fait l'idée que la poursuite d'un [[intérêt général]] est possible en dehors d'une théorie de la [[violence]] réfrénée et du [[chantage]] permanent. On parlera alors, de ce point de vue, de [[social-nationalisme]] qui est une forme soft du [[national-socialisme]], épurée de toute la pseudo-science raciste. | ||
Le seul critère libéral possible qui permette de savoir si le socialisme est légitime dans les conditions où il se présente en pratique est le [[consentement]] des individus. Le socialisme s'accompagne presque toujours de [[coercition]] et de [[violence]], les seules occasions où il se manifeste pacifiquement relèvent d'organisations volontaires telles que peut en produire par exemple le [[mutualisme]]. Certains auteurs libertariens (notamment [[Benjamin Tucker]], [[Kevin A. Carson]], [[Gary W. Chartier]]) voient dans le socialisme la conséquence probable de l'adoption du marché libre et de la suppression de l'[[État]]. | Le seul critère libéral possible qui permette de savoir si le socialisme est légitime dans les conditions où il se présente en pratique est le [[consentement]] des individus. Le socialisme s'accompagne presque toujours de [[coercition]] et de [[violence]], les seules occasions où il se manifeste pacifiquement relèvent d'organisations volontaires telles que peut en produire par exemple le [[mutualisme]]. Certains auteurs libertariens (notamment [[Benjamin Tucker]], [[Kevin A. Carson]], [[Gary W. Chartier]]) voient dans le socialisme la conséquence probable de l'adoption du marché libre et de la suppression de l'[[État]]. | ||
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* [[1993]], | * [[1993]], | ||
** Richard J. Arneson, "Socialism as the Extension of Democracy", In: [[Ellen Frankel Paul]], [[Fred D. Miller]], [[Jeffrey Paul]], dir., "Liberalism and the Economic Order" (Social Philosophy and Policy), Cambridge: Cambridge University Press, pp145-171 | ** Richard J. Arneson, "Socialism as the Extension of Democracy", In: [[Ellen Frankel Paul]], [[Fred D. Miller]], [[Jeffrey Paul]], dir., "Liberalism and the Economic Order" (Social Philosophy and Policy), Cambridge: Cambridge University Press, pp145-171 | ||
** Robert Heilbroner, | ** Robert Heilbroner, "Socialism", In [[David R. Henderson]], dir., "The Fortune Encyclopedia of Economics: 141 Top Economists Explain the Theories, Mechanics, and Institutions of Money, Trade, and Markets", New York: Time-Warner Books, Inc., pp161-165 | ||
* [[1994]], Francisco C. Weffort, [https://www.estudiospublicos.cl/index.php/cep/article/view/1275 "El Futuro Del Socialismo"], ''Estudios Públicos'', n°54, automne, pp395-407 | * [[1994]], Francisco C. Weffort, [https://www.estudiospublicos.cl/index.php/cep/article/view/1275 "El Futuro Del Socialismo"], ''Estudios Públicos'', n°54, automne, pp395-407 |