Vous pouvez contribuer simplement à Wikibéral. Pour cela, demandez un compte à adminwiki@liberaux.org. N'hésitez pas !


Wokisme

De Wikiberal
Aller à la navigation Aller à la recherche

En anglais, le mot woke (« éveillé » en français) désigne initialement « le fait d'être conscient des problèmes liés à la justice sociale et à l'égalité raciale ». Le terme a gagné en adoption pour désigner de manière large les idées progressistes les plus radicales (« privilège blanc », critical race theory, cancel culture, etc.).

Wokisme : définition et exemples

On pourrait proposer la définition suivante du mouvement dans son acception commune aujourd'hui : « le wokisme est un ensemble de doctrines qui ont en commun d'envisager toute relation humaine selon un rapport de pouvoir entre dominants et dominés : la théorie du genre, l'antiracisme, le néo-féminisme, le décolonialisme. Ces courants de pensée déplorent un monde où les transgenres sont marginalisés par les cisgenres, les Noirs maltraités par les Blancs, les femmes opprimées par les hommes, les minorités raciales brimées par les ex-colonisateurs »[1]

On parle de mouvement woke pour désigner ceux qui se réclament de ces idées, généralement à l'extrême gauche. Alors que le terme de woke est né au sein du mouvement qu'on qualifie généralement de woke aujourd'hui, il est généralement rejeté par les personnes qui y sont catégorisées, qui y voient un épouvantail.

Critiques du wokisme

Ces idées sont souvent critiquées par les libéraux, dans le sens où elle viennent remettre en cause la liberté d'expression (Cancel culture) et recréent des divisions de classes, au lieu de considérer tous les individus exactement de la même manière, dans le respect de l'égalité en droit.

En économie, l'adoption de certaines de ces idées par des entreprises est souvent moquée par l'expression « get woke, go broke », qui sous-entend que l'adoption de ces choix extrêmement politisés se fait au détriment de la santé financière de l'entreprise concernée. Ce mécanisme naturel de régulation de l'économie de marché vis-à-vis de ces courants woke souligne par ailleurs l'importance d'une économie de marché pour respecter les préférences collectives, comme le décrit le politologue Dominique Reynié : « En économie de marché, le wokisme ne survit pas sans l'adhésion des consommateurs, alors qu'en démocratie, il parvient à s'imposer sans l'approbation des citoyens. Le wokisme montre que l'économie de marché peut être plus attentive à la réalité des préférences collectives que le pouvoir démocratique »[2]

Une partie importante des opposants à ces mouvements se retrouvent dans l'Intellectual Dark Web.

Citations

  • « Oui, je ne suis pas le "bon type" d'intellectuel noir, je suis même un Noir "suprémaciste blanc" sous la plume de ces gens qui ne parlent que d'apocalypse et de fin de la démocratie. Mais je vous pose la question : comment appelez-vous un système où des gens partagent une croyance inébranlable, indiscutable, et qui détiennent une vérité auxquels il faut convertir le monde entier ? Des gens qui ont identifié le péché originel - être "blanc "-, cultivant une vision apocalyptique où le repentir est bien sûr la seule voie ? Et qui se sont dotés d'un clergé - leurs maîtres à penser -, identifiant les "hérétiques" pour les éliminer ? Ma réponse est qu'il s'agit d'une religion. » (John McWhorter)[3]
  • « Les apologistes du futur radieux, hier unis sous la bannière du wokisme, renient aujourd'hui le label du mouvement mais maintiennent ses revendications. De l'autre côté de l'Atlantique, ses détracteurs l'appellent la gauche régressive (regressive left) depuis que ses militants se sont transformés en marchands de l'apocalypse ou en procureurs furieux. Le wokisme est un avatar du progressisme, un néo-progressisme. Il demeure le parti du mouvement mais il a perdu la raison et renie la science. C'est le mouvement sans le progrès. » (Sylvie Perez[4])

Notes et références

  1. Sylvie Perez, En finir avec le wokisme : chronique de la contre-offensive anglo-saxonne, Éditions du CERF, p.15
  2. En économie de marché, le wokisme ne survit pas sans l’adhésion des consommateurs - Dominique Reynié
  3. John McWhorter : "Avec sa croyance inébranlable et son péché originel, le wokisme est une religion", L'Express, 28 décembre 2021
  4. Sylvie Perez, En finir avec le wokisme : chronique de la contre-offensive anglo-saxonne, Éditions du CERF, p.11

Bibliographie

Voir aussi

Liens externes


Société.png Accédez d'un seul coup d’œil au portail actualités du libéralisme.


7640-efdur-Babelwiki.png Accédez d'un seul coup d’œil au portail sur les sujets de société.