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Dictature

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Dictature libérale, Dérivé des borborygmes sur la BCE (for)

Dans la Rome antique, la dictature est l'institution politique qui consiste à accorder les pleins pouvoirs à un magistrat suprême. La dictature est alors caractérisés par la temporalité (six mois), la légalité et la légitimité[1].

De nos jours le mot dictature s'est galvaudé et correspond à ce que les anciens nommaient tyrannie : le pouvoir arbitraire d'une personne ou d'un groupe qui s'impose et se maintient par la force.

La dictature, dans un sens plus galvaudé encore, désigne tout régime néfaste ou gouverné par la force, quand bien même le pouvoir absolu serait employé vers des fins de salut public plutôt que de bénéfice personnel, ou encore que le pouvoir serait populaire et ne reposerait pas sur la force.

Articulation

La dictature est un régime politique qui s'impose et se maintient par la force. C'est en général le pouvoir absolu d'un homme, parfois d'un groupe d'hommes plus ou moins étendu (parti, caste, armée, groupe religieux...). La dictature s'oppose à la démocratie, en particulier par l'absence d'élections libres ou/et représentatives - encore que la démocratie puisse être considérée comme la tyrannie de la majorité (TocquevilleModèle:Refsou).

La démocratie s'oppose au gouvernement autoritaire ; le libéralisme au totalitarisme[2]. Est donc concevable la démocratie qui n'est pas libérale et un régime autoritaire qui se conforme aux préceptes libéraux.

Néanmoins les régimes qui ont voulu la démocratie sans le libéralisme n'ont eu ni l'une ni l'autre. Pendant la guerre froide, on opposait les démocraties libérales aux démocraties populaires, qui n'avaient de démocratiques que le nom.

Hayek relève, dans Droit, législation et liberté, le paradoxe du dictateur : sa position est dans une certaine mesure contradictoire, car en réduisant les hommes au statut d'instruments de sa volonté, il atteint plus difficilement ses buts, car il se prive d’une connaissance qui aurait été atteinte s'il les avait laissés libres d’explorer le réel comme ils l'entendaient.

Citations

  • Le trône est du goût de tout le monde, et ce n'est pas le trône qu'on déteste, c'est celui qui s'y assoit. (Marquis de Sade)


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  1. cf Raymond Aron
  2. Hayek, La Constitution de la liberté, chapitre 7