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Benoît Malbranque
Benoît Malbranque | |||||
Etudiant, militant, auteur | |||||
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Dates | né en 1991 | ||||
Tendance | Libéral classique | ||||
Nationalité | ![]() | ||||
Articles internes | Autres articles sur Benoît Malbranque | ||||
Citation | |||||
Interwikis sur Benoît Malbranque | |||||
Benoît Malbranque, né le 15 novembre 1991 à Bourg-la-Reine (Ile-de-France), est étudiant en finance et chercheur-associé à l'Institut Coppet. Il est l'auteur de deux livres, Le Socialisme en Chemise Brune (2012) et Introduction à la Méthodologie Economique (2013).
Co-fondateur du groupe France for Ron Paul 2012 en soutien du candidat libertarien Ron Paul aux primaires républicaines de 2011-2012, il fut aussi le plus jeune des 100 auteurs du livre Libres ! 100 idées, 100 auteurs.
Le Socialisme en Chemise Brune
En octobre 2012, Benoît Malbranque a fait paraître un ouvrage sur « les dimensions socialistes du national-socialisme hitlérien », paru aux éditions Deverle, avec le soutien du collectif La Main Invisible. Le titre du livre fait référence à l'uniforme en usage dans la Section d'Assaut (Sturmabteilung, SA), l'organisation paramilitaire des Nazis. Adossée à une dense bibliographie, l'ouvrage étudie les implications de cette dimension socialiste sur le plan du système économique, du caractère politique, et des mesures sociales.
L'ouvrage suit un cours à la fois thématique et chronologique, permettant d'étudier l'importance qu'ont pu avoir les idéaux socialistes dans la formation de l'idéologie national-socialiste et dans sa mise en application entre 1933 et 1945. Il commence par décrire le mouvement nazi à ses débuts, quand celui-ci était encore le Parti Ouvrier Allemand, « un groupuscule qui inquiétait l’armée par ses tendances communistes et révolutionnaires » comme Malbranque l'expliquera dans une interview.[1]
Le livre continue en évoquant les idées économiques d'Hitler et des Nazis, tirant un parallèle avec celles de Karl Marx et de John Maynard Keynes. Cette seconde relation est approfondie dans l'examen du grand plan de relance par la dépense publique mis en place par Hitler dès son arrivée au pouvoir. Reprenant les conclusions d'historiens comme Ian Kershaw, Joachim Fest, et surtout Wolfgang Schivelbusch, Malbranque analyse ces mesures comme étant une application des principes keynésiens de relance par la dépense publique.
L'un des points centraux du livre est l'explication, au long de plusieurs chapitres, de la cause économique à la fois de la guerre et des mesures anti-juives. La guerre aurait été inévitable parce que les finances du Reich étaient dans une situation trop catastrophique. Le pillage des richesses juives fut engagé avec ces mêmes motifs, comme Hermann Göring et Adolf Hitler le reconnaîtront eux-même. [2]
Un long chapitre est également consacré au traitement des objections possibles à cette thèse. Les deux principales traitées sont : les Nazis ne peuvent pas être socialistes car ils étaient anti-communistes, et Hitler était au service du grand capitalisme. Dans les deux cas, il s'agit de mythes dont les historiens du nazisme se sont vite détachés.
Publications
- Ron Paul, Mises et l'Ecole Autrichienne. Un point de vue personnel, Institut Coppet, 2012 (traduction) version ebook
[pdf]
- « Spéculation et marchés financiers », in Libres ! 100 idées, 100 auteurs
- Le Socialisme en Chemise Brune. Essai sur l'idéologie hitlérienne, Editions Deverle, 2012 version ebook
[pdf]
- Frank Karsten & Karel Beckman, Dépasser la démocratie (traduction) site officiel
- Introduction à la Méthodologie Economique, Institut Coppet, 2013 [1]
[pdf]
Liens externes
- Et si nous avions fait fausse route depuis 60 ans ? (vidéo)
- Benoît Malbranque, jeune auteur de Libres!
- Le site du livre Le Socialisme en Chemise Brune
Notes et références
- ↑ Georges Kaplan, « Le Socialisme en Chemise Brune. Entretien avec Benoît Malbranque », Contrepoints, 6 octobre 2012
- ↑ « Dès que les problèmes économiques devenaient dangereux pour le Reich, le pillage des Juifs était systématiquement trouvé comme solution. Ainsi que le dira Hermann Göring, le ministre de l’économie, à la fin de l’année 1938, "la situation financière est très critique ; la solution : d'abord le milliard imposé à la communauté juive, puis les recettes liées à l'aryanisation des entreprises juives." » Benoît Malbranque, « Hitler était donc socialiste », Union des Libéraux, 28 septembre 2012