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Différences entre les versions de « Socialisme »

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# soit que sur le marché des idées, ils aient été défaillants, partant avec un handicap puisque les socialistes se sont arrogés le {{guil|monopole du cœur}}.
# soit que sur le marché des idées, ils aient été défaillants, partant avec un handicap puisque les socialistes se sont arrogés le {{guil|monopole du cœur}}.


===Evolutionnisme===
=== Évolutionnisme ===
Pour [[Friedrich von Hayek]], la persistance du socialisme prend sa source dans l'exacerbation d'instincts tribaux ancestraux. Au contraire de ceux-ci, la société libre et ouverte fondée sur la [[Rule of Law]] constitue un phénomène relativement récent, qui n'a pas eu le temps d'irriguer complètement les esprits. Pour nombre d'individus, l'appartenance (et l'obéissance) à une communauté politique fermée, décrétant collectivement les buts à atteindre, continue - encore aujourd'hui - d'être considérée comme un modèle de société viable. En ce sens, Hayek parle du socialisme (et en particulier du [[marxisme]]) en termes de "fabrication d'une nouvelle morale (visant à) servir de vieux instincts". De ce point de vue, la nouveauté du libéralisme juridique le dessert face à la fausse innovation présentée par l'idéologie socialiste qui, de son côté, n'offre rien d'autre qu'un programme littéralement réactionnaire de société close (économiquement, culturellement, spirituellement, etc.). Sur la perception négative du passage de la société close à la société de Droit, perception qui a ouvert la brèche vers le socialisme, Hayek écrit dans le tome III de Droit, législation et liberté (p. 196):  
Pour [[Friedrich von Hayek]], la persistance du socialisme prend sa source dans l'exacerbation d'instincts tribaux ancestraux. Au contraire de ceux-ci, la société libre et ouverte fondée sur la [[Rule of Law]] constitue un phénomène relativement récent, qui n'a pas eu le temps d'irriguer complètement les esprits. Pour nombre d'individus, l'appartenance (et l'obéissance) à une communauté politique fermée, décrétant collectivement les buts à atteindre, continue — encore aujourd'hui — d'être considérée comme un modèle de société viable. En ce sens, Hayek parle du socialisme (et en particulier du [[marxisme]]) en termes de {{guil|fabrication d'une nouvelle morale [visant à] vieux instincts}}. De ce point de vue, la nouveauté du libéralisme juridique le dessert face à la fausse innovation présentée par l'idéologie socialiste qui, de son côté, n'offre rien d'autre qu'un programme littéralement réactionnaire de société close (économiquement, culturellement, spirituellement, etc.). Sur la perception négative du passage de la société close à la société de Droit, perception qui a ouvert la brèche vers le socialisme, Hayek écrit dans le tome III de Droit, législation et liberté (p. 196) :
:Voici où se situe le grand changement qui a engendré un ordre de société de plus en plus incompréhensible pour l'homme, et dont le maintien exigea de lui qu'il se soumette à des règles apprises, souvent à ses instincts héréditaires : ce fut lorsque l'on passa de la société de face à face, ou du moins du groupe restreint composé de membres connus et reconnaissables, à la société ouverte, abstraite, qui n'était plus soudée par des buts communs, mais seulement par l'obéissance aux mêmes règles abstraites. Ce que l'homme eut le plus de mal à comprendre, fut probablement que les seules valeurs communes d'une société ouverte et libre n'étaient pas des objectifs concrets à atteindre, mais seulement des règles de conduite abstraites admises par tous, lesquelles assuraient le maintien d'un ordre tout aussi abstrait qui procurait simplement à l'individu de meilleures perspectives de réussite dans ses initiatives, mais ne lui ouvrait aucune créance sur des biens particuliers.
 
{{citation bloc | Voici où se situe le grand changement qui a engendré un ordre de société de plus en plus incompréhensible pour l'homme, et dont le maintien exigea de lui qu'il se soumette à des règles apprises, souvent à ses instincts héréditaires : ce fut lorsque l'on passa de la société de face à face, ou du moins du groupe restreint composé de membres connus et reconnaissables, à la société ouverte, abstraite, qui n'était plus soudée par des buts communs, mais seulement par l'obéissance aux mêmes règles abstraites. Ce que l'homme eut le plus de mal à comprendre, fut probablement que les seules valeurs communes d'une société ouverte et libre n'étaient pas des objectifs concrets à atteindre, mais seulement des règles de conduite abstraites admises par tous, lesquelles assuraient le maintien d'un ordre tout aussi abstrait qui procurait simplement à l'individu de meilleures perspectives de réussite dans ses initiatives, mais ne lui ouvrait aucune créance sur des biens particuliers.}}


===Machiavélisme===
===Machiavélisme===
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