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| identité = Sylvie Brunel | | identité = Sylvie Brunel | ||
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| citation = « Le développement durable, tel qu'il est décliné aujourd'hui au quotidien, n'est d'abord qu'un vaste retour en arrière. » | | citation = « Le développement durable, tel qu'il est décliné aujourd'hui au quotidien, n'est d'abord qu'un vaste retour en arrière. » | ||
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'''Sylvie Brunel''', né le 13 juillet [[1960]], est une géographe et économiste du développement française. Sans être spécifiquement [[libéralisme|libérale]], sa pensée rejoint par certains points des idées [[libéralisme|libérales]] dans la critique de l'idéologie [[environnement]]aliste ou humanitaire. | '''Sylvie Brunel''', né le [[13 juillet]] [[1960]] à Douai, est une géographe et économiste du développement française. Sans être spécifiquement [[libéralisme|libérale]], sa pensée rejoint par certains points des idées [[libéralisme|libérales]] dans la critique de certains aspects de l'idéologie [[environnement]]aliste ou humanitaire. S'il peut y avoir accord sur certaines critiques, les directions préconisées divergent notablement. | ||
== Biographie == | == Biographie == | ||
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De 2002 à 2007, elle est professeur à l'Université Paul Valéry de Montpellier (Montpellier III) et, de 1988 à 2007, à l'Institut d'études politiques de Paris. Elle est professeur des universités en géographie à l'Université Paris IV-Sorbonne depuis 2007. | De 2002 à 2007, elle est professeur à l'Université Paul Valéry de Montpellier (Montpellier III) et, de 1988 à 2007, à l'Institut d'études politiques de Paris. Elle est professeur des universités en géographie à l'Université Paris IV-Sorbonne depuis 2007. | ||
Elle est administratrice de la société de géographie. Elle | Elle est administratrice de la société de géographie. Elle était l'épouse de l'ancien député socialiste et actuel ministre Éric Besson. Elle élève également des chevaux dans la Drôme. | ||
== Développement durable == | == Développement durable == | ||
En 2008, elle publie dans la collection ''A dire vrai'' de Larousse dirigée par [[Jacques Marseille]] un ouvrage ''A qui profite le développement durable''. Elle y développe une vision critique du [[développement durable]], s'interrogeant en particulier sur ses fondements idéologiques : | En 2008, elle publie dans la collection ''A dire vrai'' de Larousse dirigée par [[Jacques Marseille]] un ouvrage ''A qui profite le développement durable''. Elle y développe une vision critique du [[développement durable]], s'interrogeant en particulier sur ses fondements idéologiques : | ||
* elle s'oppose ainsi à la dualité entre un état de nature idéalisé et un homme vu comme un parasite. Elle souligne à l'inverse que l'action humaine peut être utile pour la bio-diversité et réhabilite les bienfaits du développement économique<ref>Sylvie Brunel, ''A quoi sert le développement durable'', Larousse, 2008, p.78 et suivantes</ref>. La nature sauvage est dangereuse et non pas bienveillante et c'est l'action de l'homme qui est essentielle. | * elle s'oppose ainsi à la dualité entre un état de nature idéalisé et un homme vu comme un parasite. Elle souligne à l'inverse que l'action humaine peut être utile pour la bio-diversité et réhabilite les bienfaits du [[développement économique]]<ref>Sylvie Brunel, ''A quoi sert le développement durable'', Larousse, 2008, p.78 et suivantes</ref>. La nature sauvage est dangereuse et non pas bienveillante et c'est l'action de l'homme qui est essentielle. | ||
* elle estime en outre que l'invocation du [[développement durable]] peut servir de paravent à la défense des intérêts des pays du Nord contre ceux du Sud, en particulier aux riches des pays du Nord, aux entreprises et aux ONG de l'humanitaire. Pour Sylvie Brunel, le développement durable « légitime un certain nombre de barrières à l'entrée ». Le développement durable offre ainsi un prétexte au [[protectionnisme]] des pays développés<ref>"Les enjeux internationaux", entretien avec Sylvie Brunel sur France Culture, 11 juin 2008</ref>. | * elle estime en outre que l'invocation du [[développement durable]] peut servir de paravent à la défense des intérêts des pays du Nord contre ceux du Sud, en particulier aux riches des pays du Nord, aux entreprises et aux ONG de l'humanitaire. Pour Sylvie Brunel, le développement durable « légitime un certain nombre de barrières à l'entrée ». Le développement durable offre ainsi un prétexte au [[protectionnisme]] des pays développés<ref>"Les enjeux internationaux", entretien avec Sylvie Brunel sur France Culture, 11 juin 2008</ref>. | ||
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Pour atteindre vraiment ses objectifs, le développement durable doit cesser d'être un gadget « écolo-responsable », une religion avec ses fanatiques néo-convertis ou une culpabilisation allant jusqu'à la déformation, à la peur et au « flicage »<ref>Brunel, 2008, p.38</ref>. Mener une politique de développement durable efficace, ce ne doit donc pas consister à rechercher « un vaste retour en arrière » comme c'est actuellement le cas selon elle, mais prendre en compte tous les éléments, en particulier la dimension sociale<ref>Brunel, 2008, p.29 et 39</ref>. Pour elle, « il faut toujours garder présent à l'esprit que sa finalité doit être l'humaine. La planète n'existe pas indépendamment de l'homme »<ref>Brunel, 2008,p.39</ref>. | Pour atteindre vraiment ses objectifs, le développement durable doit cesser d'être un gadget « écolo-responsable », une religion avec ses fanatiques néo-convertis ou une culpabilisation allant jusqu'à la déformation, à la peur et au « flicage »<ref>Brunel, 2008, p.38</ref>. Mener une politique de développement durable efficace, ce ne doit donc pas consister à rechercher « un vaste retour en arrière » comme c'est actuellement le cas selon elle, mais prendre en compte tous les éléments, en particulier la dimension sociale<ref>Brunel, 2008, p.29 et 39</ref>. Pour elle, « il faut toujours garder présent à l'esprit que sa finalité doit être l'humaine. La planète n'existe pas indépendamment de l'homme »<ref>Brunel, 2008,p.39</ref>. | ||
Le développement durable doit donc passer par une réflexion en profondeur de nos modes de production qui prenne en compte cet impératif social. Dans la même veine, elle rappelle qu'il ne suffit pas d'invoquer l'écologie pour justifier des actions mais que les choix effectués doivent se fonder sur une réflexion globale. Ainsi, elle note que le choix d'approvisionnement entre le supermarché et le petit producteur sur des critères écologiques « penche en réalité en faveur de l'hypermarché, qui concentre en un seul | Le développement durable doit donc passer par une réflexion en profondeur de nos modes de production qui prenne en compte cet impératif social. Dans la même veine, elle rappelle qu'il ne suffit pas d'invoquer l'écologie pour justifier des actions mais que les choix effectués doivent se fonder sur une réflexion globale. Ainsi, elle note que le choix d'approvisionnement entre le [[supermarché]] et le petit producteur sur des critères écologiques « penche en réalité en faveur de l'hypermarché, qui concentre en un seul lieu la totalité des produits et s'approvisionne lui-même en jouant sur les économies d'échelle »<ref>Brunel, 2008, p.26-27</ref>. | ||
Les libéraux seront particulièrement sensibles aux risques très importants pour la liberté de l'individu que la défense d'un développement durable même modéré peut comporter. Or Sylvie Brunel n'écarte pas la possibilité d'avoir recours à l'action [[état]]ique pour imposer aux individus comment se comporter vis-à-vis de l'environnement, comme si des planificateurs centraux pouvaient mieux définir pour des milliards d'individus ce qui est bon pour eux. Au contraire, la volonté d'une réflexion « globale » qu'elle exprime risque de conduire à la conclusion du besoin d'une autorité centrale [[planification|planificatrice]]. Or, comme le remarquait [[Václav Klaus]], « ''Les alarmistes du climat croient en leur propre omnipotence. Ils se disent qu’ils savent mieux que des millions d’êtres humains se conduisant rationnellement ce qui est bien ou mal, et ils ne doutent pas de leur propre aptitude à assembler toutes les données requise dans le Bureau central de la règlementation climatique en utilisant de gros ordinateurs, et à donner depuis là des instructions adéquates à des millions d’individus et d’institutions.'' »<ref>[http://www.catallaxia.org/wiki/Vaclav_Klaus:L%27alarmisme_%C3%A9cologiste_est_une_menace_pour_la_libert%C3%A9 Discours prononcé le 4 mars 2008 à la Conférence internationale sur la changement climatique à New York]</ref> Par ces mesures, c'est la liberté qui est menacée. Pas l'environnement. | |||
== Développement économique == | |||
{{Article connexe|Aide publique au développement}} | |||
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== Humanitaire == | |||
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* [[Václav Klaus]] | * [[Václav Klaus]] | ||
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