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Différences entre les versions de « Impôt »

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(→‎Bibliographie : 1982, Death & Taxes, de Hans Sennholz)
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===Illusion fiscale===
===Illusion fiscale===
{{Article principal|illusion fiscale}}
[[Image:idefisc.jpg|right|Le père Noël fiscal]]
[[Image:idefisc.jpg|right|Le père Noël fiscal]]
Concernant la façon dont le contribuable juge l'emploi qui est fait des impôts, [[François Guillaumat]] parle d'« illusion fiscale » : les agressions destructrices (impôts-subventions et règlementations) commises par les hommes de l'État suscitent en elles-mêmes certaines erreurs de perception qui les font passer pour productives :
{{citation bloc | L’illusion fiscale est l’écart insoupçonné entre les effets réels des politiques et des institutions (tels qu’une réflexion systématique permet de les connaître) et l’idée que l'on s’en fait.}}
C'est l'économiste italien Amilcare Puviani (''Teoria dell’illusione finanziaria'', 1903) qui utilise pour la première fois le terme d'{{guil|illusion fiscale}}. Le concept sera repris par les théoriciens du [[École du Choix Public|choix public]] (par exemple [[James M. Buchanan]] et [[Richard E. Wagner]], dans ''Democracy in Deficit'', 1977).
Cette [[illusion]] vient du fait qu'en matière fiscale les décideurs ne sont pas les payeurs, et que les uns n'ont aucune incitation à informer les autres ni à justifier auprès d'eux leurs décisions. Guillaumat mentionne quatre grands procédés utilisés par l'[[État]] pour {{guil|faire passer la pilule}} :
* la violence indirecte : voler le patron ou l'[[entreprise]] plutôt que l'employé, même si au final c'est lui qui se trouve spolié (exemple : les cotisations de [[Sécurité sociale]]) ;
* le prétexte de l'utilité des {{guil|services publics}}, comme si le privé ne pouvait rendre le même service, et de meilleure façon (alors que c'est à cause de l'[[État]] ou avec sa complicité que des [[monopole]]s se sont instaurés). Comme l'explique Guillaumat, les [[pauvreté|pauvres]] sont l’alibi de ce pillage, qui culmine dans l'indécence quand les étatistes prétendent que l'État est indispensable à la fourniture du service réel ;
* répartir et concentrer : répartir le vol sur beaucoup de victimes au profit de quelques-uns (impôts indirects payés par tous, subventions au profit de quelques-uns) ;
* diviser pour régner en désignant des boucs émissaires (les « riches ») à la vindicte générale : taxer la [[richesse]] (impôt progressif, impôt sur la fortune) sous le prétexte d'en faire profiter les « non-riches ».
Les procédés étatiques nettement moins subtils sont :
* l'appel au patriotisme ou au sens {{guil|civique}} (''celui qui ne paye pas l'impôt est un mauvais citoyen'') — ce qui relève d'une confusion volontaire entre l'État et la nation, déjà dénoncée en son temps par [[Nietzsche]] ;
* la [[violence]] directe (ainsi la [[France]] est le seul pays à pratiquer la {{guil|contrainte par corps}}, appelée depuis 2005 {{guil|contrainte judiciaire}}, qui consiste à incarcérer les récalcitrants solvables).
Affirmer que l'impôt, c'est le Vol, sous-entend parfois que l'État est illégitime, et que les {{guil|services}} qu'il rend devraient tous être rendus par la « [[société civile]] » : c'est ce qu'affirme l'[[anarcho-capitalisme]].
À noter aussi que la campagne anti-fraude fiscale de 2010 en France entonnait joyeusement, non sans un cynisme certain :
{{citation bloc | Frauder c'est voler, celui qui fraude sera sanctionné}}


===Social-démocratie===
===Social-démocratie===
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